HUIT HISTOIRES DE FANTÔMES – La petite voix des morts – JEAN-BAPTISTE FERRERO – 6

« Le monde est une vaste chambre pleine de recoins, de cachettes et d’ombres où se dissimulent des ombres. La plupart
des gens ne s’en rendent pas compte, tout occupés qu’ils sont à se livrer à de graves et inutiles affaires de première importance. Ils s’agitent, caquètent, paradent et se pavanent, amoureux de leurs reflets dans les flaques d’eau et aveugles, sourds à tout ce qui n’est pas eux.
Moi, j’ai arrêté de jouer il y a longtemps.
Quand Elle est partie. »
(De la préface)

Une présentation chez les cosaques des frontières

L’oeuvre est disponible à l’achat  (2€49 au format epub ou pdf )
aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici


[Il n’y a pas que du noir et du gris dans ces histoires de Jean-Baptiste Ferrero

il y a aussi des accalmies.]

ELLE FAISAIT PARTIE DE CES - letcr1-exp

        …et pour qui l’écoute ne constitue pas un effort mais une seconde nature.

Elle me fit asseoir dans le cagibi qui lui servait de bureau et dont les murs étaient tapissés de dessins d’enfants.
– Alors monsieur qu’est–ce qui vous amène ?
« 

Extrait de « Huit histoires de fantômes – la petite voix des morts »
de Jean-Baptiste Ferrero

 « Le visage à la fenêtre »

Itinéraire de lecture

ELLE FAISAIT PARTIE DE CES - s

  —

 En clair le passage complet

ELLE FAISAIT PARTIE DE CES - txt1


Merci de signaler une erreur 


Elle faisait partie de ces personnes trop rares qui semblent avoir toujours tout leur temps à vous consacrer et pour qui l’écoute ne constitue pas un effort mais une seconde nature.

Elle me fit asseoir dans le cagibi qui lui servait de bureau et dont les murs étaient tapissés de dessins d’enfants.

– Alors monsieur qu’est–ce qui vous amène ?

RENTREZ SANS MOI – CHRISTINE ZOTTELE – 10

Rentrez sans moi - couverture« À la mémoire de Lise Bonnafous* et de Nathalie Filippi* et à tou(te)s les immolé(e)s du silence… » Christine Zottele
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

(* Liens ajoutés ici)

[J -15 …]

RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE - letcr1-exp

[Pour cela, il aurait fallu aller
bien loin.]

                

   

Extrait de « Rentrez sans moi » de Christine Zottele 

Weblog l–immolee–du–silence.fr/1–5
J– 15 (passage à l’acte dans 15 jours)

 —

Itinéraire de lecture

RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE - sr

En clair

RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE - txt0r

 Un extrait plus long
RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE - txt1r


N’hésitez pas à signaler une erreur 



Réfugiée dans le silence, je choisis de faire entendre ma voix ici. Et uniquement ici. En attendant le bidon d’essence, l’allumette, la rivière ou le pain. Quinze billets quotidiens. Il y avait trop de bruit (tous ces je qui crient leur première personne) trop de fureur également (tous ces je à qui l’on ne dit jamais tu), trop de trop et pas/plus assez de fièvre, pour continuer ainsi. Libérée de mon corps, je marche beaucoup mieux. La tête haute, les épaules dégagées, le buste droit, une démarche de danseuse. Je me souviens d’un professeur de danse qui nous disait que lorsqu’on marchait dans la rue, on devait voir qu’on était des danseuses à notre seul port de tête. Et bien ici, c’est la même sensation de légèreté en même temps que l’affirmation de mon identité.  
La machine m’a avalée morte. Elle me renaît. Longtemps mon ennemie, la machine m’a accueillie. Elle m’a fait visiter la–vaste–toile–du–monde, m’a fait faire de réelles rencontres avec de vraies premières personnes. Elle remet de l’ordre dans mon désordre, ma confusion mentale, comme ils disent. C’est une sorte de troisième personne narrateur de mon personnage.

beloumbeloum* – contes de l’équateur– JAN DOETS -5

Pour tenter de rattraper l’erreur de la page précédente
(image disparue pendant un temps)
je donne exceptionnellement une seconde citation de la même oeuvre
Et mille excuses à JAN DOETS

Jan Doets de son territoire où il abrite les cosaques des frontières, évoque les terres qu’il connait bien pour y avoir vécu, et leurs habitants dont il a reçu une part de la mémoire en partage.
L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ  ici

*beloumbeloum délicieux pluriel (peut-on être moins numérique ?) de beloum


[pour un temps, oiseau]

SENSATION ÉTRANGE D ÊTRE - letcr1-exp

     —  

(Si tu es novice ici
clique sur l’image pour l’agrandir
les liens entre les mots sont visibles)

SENSATION ÉTRANGE D ÊTRE - letcr1-s    

 

Extrait du recueil
«beloumbeloum – contes de l’équateur »
de Jan Doets

Itinéraire de lecture

SENSATION ÉTRANGE D ÊTRE - sr

( à cliquer)

En clair

SENSATION ÉTRANGE D ÊTRE - txt0r

Un extrait plus long

SENSATION ÉTRANGE D ÊTRE - txt1r


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Nous patrouillons donc des kilomètres en hélicoptère à travers la forêt, tout en gardant contact avec les patrouilles de l’armée poursuivant  les saboteurs à terre.
Nous avons démonté les petites portes vitrées et  laissées sur terre. Me penchant dehors, pendu dans les ceinturons, je regarde verticalement au-dessous nous, walkie-talkie à la main, pour transmettre des informations. Sensation étrange d’être accroché dans le ciel comme un rapace.


 

beloumbeloum* – contes de l’équateur – « tremblor » – JAN DOETS -4

Rectifié
[je ne sais ce qui avait mangé
l’image]


Jan Doets de son territoire où il abrite les cosaques des frontières, évoque les terres qu’il connait bien pour y avoir vécu, et leurs habitants dont il a reçu une part de la mémoire en partage.
L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ  ici

*beloumbeloum délicieux pluriel (peut-on être moins numérique ?) de beloum


[La terre est vivante]

 ICI IL Y A DES PETITS TREMBLEMENTS - letcr1-exp

                         —                            

Extrait du recueil
«beloumbeloum – contes de l’équateur »
de Jan Doets

Itinéraire de lecture

ICI IL Y A DES PETITS TREMBLEMENTS - sr

En clair  sur babelio

ICI IL Y A DES PETITS TREMBLEMENTS - txt0r

Un extrait plus long

ICI IL Y A DES PETITS TREMBLEMENTS - txt1r


Merci de signaler une erreur 


Un jour, alors que nous descendions une allée, nous entendîmes un bruissement dans les palmiers. Il n’était pas causé par le vent mais par un temblor, un léger tremblement de terre qui secoue les arbres. Ici, il y a des petits tremblements de terre chaque jour, comme partout le long des Andes.

RENTREZ SANS MOI – CHRISTINE ZOTTELE – 9

Rentrez sans moi - couverture« À la mémoire de Lise Bonnafous* et de Nathalie Filippi* et à tou(te)s les immolé(e)s du silence… » Christine Zottele
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

(* Liens ajoutés ici)

[Non pas retraite,
mais …]

ELLE RÊVAIT DE FONDER - letcr1-exp

[Pour cela, il aurait fallu aller
bien loin.]

                

(Si tu es novice ici
ceci est pour toi
le lien d’un mot à l’autre son donnés
– à cliquer – )

 ELLE RÊVAIT DE FONDER - letcr1-sr    

   

Extrait de « Rentrez sans moi » de Christine Zottele 

Brouillons et notes éparses
5 – Personnes et personnages

 —

Itinéraire de lecture

ELLE RÊVAIT DE FONDER - sr

En clair

ELLE RÊVAIT DE FONDER - txt0r

 Un extrait plus long
ELLE RÊVAIT DE FONDER - txt1r


N’hésitez pas à signaler une erreur 



On ne parlait jamais de son métier, elle me l’avait formellement interdit. Mais des personnes oui. Des gosses et des adultes. Les deux. Je ne suis pas un grand parleur mais un bon entendeur, salut ! Ça ne vous fait pas rire ? Et bien vous voyez, elle, elle aurait au moins souri. Juste pour me faire plaisir. Parce que j’adorais la voir sourire et que je la voyais de moins en moins sourire. Qu’est–ce que je vous disais ? Ah oui que je l’écoutais parler plus que moi je ne parlais… Et bien, je servais un peu à ça aussi. Elle n’aimait pas spécialement étaler tous ces problèmes et n’était pas du genre bavarde – elle parlait suffisamment en cours – mais avec moi elle se laissait aller à rêver tout haut. Elle rêvait de fonder une maison de retrait, c’est son expression. Un lieu de vie pour elle et ses amis vieillissants. Une sorte de maison autogérée où chacun puisse avoir à la fois son indépendance et se sentir utile à la communauté. Elle me disait que j’avais toute ma place en tant que médecin et amant de poche. Elle voulait bien me prêter à son amie Agathe. On visitait souvent des maisons avec elle, en faisant croire qu’on était mariés.

L’OBJEU – Ly-Thanh-Huê, textes, Bona Mangangu, photos – 2

« Échapper au ronron de leur danse. Staccato fibrille dans leur coulure fluide.OBJEU - couverture
Ils étaient des objets au sein de la forêt qui ont devisé matière, féline fourrure, chrysalide lumière, naissance au monde et mots nouveaux.

J’ai écouté.

Me suis-je faite scribe de leurs mots ?

Aimerais. »

Ly-Thanh-Huê (extrait de la présentation)

Couverture Bona Mangangu

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 


IMMONDICES POURQUOI UN - letc1-exp

 

  —
(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
– à cliquer – )

IMMONDICES POURQUOI UN - letc1-rs

 « L’objeu »
de LY-THANH-HUÊ
(Lan Lan Huê)

Extrait de   « L’origine du monde »

Itinéraire de lecture

IMMONDICES POURQUOI UN - sr

En clair

IMMONDICES POURQUOI UN - txt0r

 un extrait plus long

IMMONDICES POURQUOI UN - txt1r



Voile sur immondices. C’est un nom si doux. Qui commence dans le monde et finit dans le vent. Sifflement. Elles disent l’indice fou qui s’immisce dans les feuilles. Ce sont des clairières obscures. Que l’on voudrait enfouir.
Immondices. Pourquoi un si joli nom ? Pour ces choses informes, visqueuses et dures.

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Nocturne 1 – SERGE MARCEL ROCHE – 4



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes :

(Précédés dans l’oeuvre par une magnifique* introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

* au sens plein du terme


SURGIT UN DESIR DE SAVANE - letcr1-exp

                                                … au bord des forêts sombres »

  


(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
–  à cliquer – )

SURGIT UN DESIR DE SAVANE - letcr1-sr

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Nocturne 1 »

Itinéraire de lecture

SURGIT UN DESIR DE SAVANE - sr

En clair
(chez babelio)

SURGIT UN DESIR DE SAVANE - txt1r

 

Proposition de lecture :

 

 

Serge Marcel Roche en ses lieux virtuels : Chemin tournant



Le silence noir de l’insomnie
Aux tempes secrètes de la nuit
Un grillon dans la chambre
Et puis des voix lointaines sur la route
Rapportées par le vent
Reversées dans les mots
On a peine à les lire sous la lampe trop dure 
De la lune
Ils flottent entre les feuilles du mandarinier
Entre les clameurs de grenouilles
Semblables à certains cris d’oiseaux
Quand ils s’attroupent dans les arbres
Près des foulées

Surgit un désir de savane
De sable sous les pieds
D’horizon monotone
D’attente de la pluie
D’un giclement d’orage au bord des forêts sombres
Dont la fraîcheur lui parviendrait
Odorée de mangues et de lourdes goyaves
Mais il est seul sur le lit

PIQUETURES – CHRISTINE JEANNEY – 2

Christine Jeanney publie, en version numérique : PIQUETURES.
« Assemblage en forme de coq à l’âne, qui passe du très proche au très lointain dans ses thèmes, et du paragraphe au fragment en vers libres dans sa forme.« 

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

Slow²Reading

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - letc1-exp

—-
(pour les novices
à cliquer
les liens entre les mots sont donnés)

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - letc1-sr

—-

Extrait de
« PIQUETURES »
de Christine Jeanney

Parcours de lecture

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - sr

En clair

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - txt0r



* SlowReading : (lecture lente) lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : (lecture très lente) lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


la verticale décide de tout, c’est tyrannique – descendre debout l’escalier, s’incliner, lancer les bras bravement vers l’avant, prendre et tordre, assembler, debout, se déplacer en gardant le dos droit, s’asseoir genoux pliés, lignes des tibias rigide et prêt à repartir tendu, segmenté, traverser l’air en l’ignorant, conserver le tranchant, bien droite ou décidée à le rester, bien droite ou en attente de le redevenir, jusqu’au soir, (est-ce que la lumière est la cause ?) jusqu’au soir où les droites vont mourir doucement – c’est une séparation constante et difficile – les courbes, les arrondis ne viennent que la nuit

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Vitrail – SERGE MARCEL ROCHE – 3



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes

(Précédés dans l’oeuvre par une magnifique* introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

* au sens plein du terme


DES MOTS QUI SE REFUSENT - letcr1-exp    


(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
–  à cliquer – )

DES MOTS QUI SE REFUSENT - letcr1-sr

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Vitrail »

Itinéraire de lecture

DES MOTS QUI SE REFUSENT - sr

En clair
(chez babelio, ceux qui ont apprécié …)

DES MOTS QUI SE REFUSENT - txt0r

 Le poème

DES MOTS QUI SE REFUSENT - txt1r



Une case vide
Une langue échouée
Des mots qui se refusent
Trop de cris
Dans le silence étroit
La tristesse qui dort
Sous les branches
Avec la joie
Des pieds nus sur l’écorce
Une pluie de bois mort
Le présent la durée la douleur
L’implacable attente du sens
La face grise du cœur
Des torses qui fusent au loin
L’odeur des mangues à terre

L’OBJEU – Ly-Thanh-Huê, textes Bona Mangangu, photos

« Échapper au ronron de leur danse. Staccato fibrille dans leur coulure fluide.OBJEU - couverture
Ils étaient des objets au sein de la forêt qui ont devisé matière, féline fourrure, chrysalide lumière, naissance au monde et mots nouveaux.

J’ai écouté.

Me suis-je faite scribe de leurs mots ?

Aimerais. »

Ly-Thanh-Huê (extrait de la présentation)

Couverture Bona Mangangu

 

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 



  
PALETTE INFIME DE CIEL DE TERRE - letcr1-exp

  —
(Si tu es novice
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PALETTE INFIME DE CIEL DE TERRE - letc1-sr

 « L’objeu »
de LY-THANH-HUÊ
(Lan Lan Huê)

Extrait de   « L’origine du monde »

Itinéraire de lecture

PALETTE INFIME DE CIEL DE TERRE - sr

En clair

PALETTE INFIME DE CIEL DE TERRE - txt0r

 un extrait plus long

PALETTE INFIME DE CIEL DE TERRE - txt1r



Mais soudain, un rideau gris, plombé d’ombres. On le dit pourtant multicolore. Palette infime. De ciel, de terre et d’eau. Quel prisme voile ainsi. La gorge trouble de ton regard.
C’est l’origine du monde.
En abîme. Evidente. Soudaine. Vois ce que tu n’as jamais vu. Là d’où tu es venu. Petit homme.
L’hiver est là. Tu croyais parler l’alphabet des choses. Et dans chaque flaque de lumière. Se sont égrenées les alvéoles. Devenues fables folles. Se sont creusées. Céruse sépia. Les lèvres du vent. Elles ont susurré l’onde. Des perceptions nocturnes. Leurs bouquets sauvages. Bourgeons corail. C’était en amont du langage.
Elle a pour nom forêt.
Elle a fêté ses sous-bois, ses jardins et ses clairières. Il y maraude des renards apprivoisés. Non loin des sourires lune. Et nul ne s’efface ni ne s’estompe.