Toi, tu ne vieillis plus, tu regardes la montagne – Hélène Sanguinetti – 01

NOTRE SÉJOUR N EN SERA - LETCR1-EXP

Extrait du livre de poésie
« Toi, tu ne vieillis plus, tu regardes la montagne« 

de Hélène Sanguinetti
édité par publie.net

NOTRE SÉJOUR N EN SERA - letcr1

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Parcours de lecture

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Le texte lu par l’auteure


Apporter quelque chose, le poser sur la fenêtre le monde
serait plus léger, TOUT EST POUR TOI MÊME RIEN

Onze heures et demie, retour des grelots, deux trois, — à la recherche des orangers au-dessous de la route, le grand virage, l’usine qui a brûlé, ce ne sont pas des souvenirs, du passé, regretté, mais des jours et des jours encore depuis, MOI J’AI PLUS QUE DES YEUX, JE REGARDE LE SOLEIL
À la recherche de Solange, la mère, Gaby — son fils, la terrasse est presque vide, sauf une chaise blanche et le chien couché du long sur le cours.
Quoi des étés des vinasses Quoi des étés des vinasses Quoi des étés des vinasses répéteront les châtaigniers là en bas, avec nous, et notre séjour n’en sera pas moins brillant malgré les ombres

COMMENT VA LE MONDE AVEC TOI ? – LAURE MORALI – 1

Cette première citation est extraite de l’introduction que l’auteure fait de ce texte
dont elle évoque par ailleurs ( sur la présentation de l’éditeur ) sa difficulté à l’écrire (après l’avoir ressenti) « Il a fallu deux ans, de nouveau loin de la mer, pour tisser ce récit qui se résorbait sans cesse comme une marée. »


Un début de réponse au titre :

je répondais par le soleil - letcr1-exp-

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Extrait de la proposition de voyage de
Laure Morali 

« Comment va le monde avec toi ?« 

Parcours de lecture

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L’extrait

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Un extrait plus long de cette introduction

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Ce texte a vu le jour au sémaphore du Creac’h sur l’Île d’Ouessant, lors d’une résidence d’écriture de deux mois en 2010. Je tenais un journal de bord, et quand on me demandait : « Comment va le monde avec toi ? », je répondais par le soleil ou les nuages, comme font les gens de l’île habitués à prendre l’empreinte du monde. J’étais déjà dans une fiction. De retour à Montréal, l’énergie du lieu a continué son travail tellurique. La Patagonie de mon arrière-grand-père cap-hornier, la presqu’île de mon enfance dans les Côtes d’Armor, la Côte-Nord du Saint-Laurent et Ouessant, au beau milieu, ont mêlé leurs strates jusqu’à faire émerger l’île de « Comment va le monde avec toi ».

OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -3-

[La musique comme espace de vie]

LE DOS BOSSU FACE AU PIANO - letcr1-exp

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Extrait de Oblique

de Christine Jeanney

Parcours de lecture

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Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac

« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-

« Faire face à l’impossibilité » – Oblique -2-

Annonces vidéo

 

Les deux autres annonces (2) (3)

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Le dos bossu face au piano, son visage à
hauteur du clavier, ses yeux guettent
les sons, le sourire lorsqu’il dit ce qu’il
sent dans cette phrase de Mozart, ce
geste, ce souffle, ces
mesures, diminuendo, les traits serrés
et les yeux implorants, l’apparence du
profond désespoir dans la
concentration ultime, ce qui bouge
dans la lumière, l’écran est noir puis
fulgurant de ces sourires, l’orage, la
nuit.

MARYSE HACHE – BALEINE PAYSAGE – 14

[Les objets ont-ils une âme ?]

UN VASE COMMUNIQUE  - letcr12

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Extrait du recueil « Baleine Paysage »
de Maryse Hache

(Baleine paysage 14)

parcours de lecture

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Maryse Hache sur Publie.net


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Un vase communique en silence infra-mince sur un meuble en odeur de cire.

Carnets du Népal – Mahigan Lepage

[la paresse … le corps
la fatigue … l’écriture.]

LA PARESSE C EST DE RENONCER À GRAVIR - letcr1-exp


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LA PARESSE C EST DE RENONCER À GRAVIR - letcr1-sr

Extrait de
« Carnets du Népal »

de Mahigan Lepage

aux éditions publie.net

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L’extrait
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Extrait plus long

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Hier, journée sans écriture au carnet. Cause : paresse.
La paresse est la face négative de la fatigue. L’une et l’autre concernent l’écriture au plus près. Quand j’écris, ou quand je vais écrire, la paresse est toujours là qui me guette, tapie dans un coin. La paresse, c’est de renoncer à gravir la montagne parce qu’elle nous effraie. On reste là, à son pied, pétrifié comme la roche. La fatigue, c’est l’état même d’écriture, c’est de se trouver dans l’écriture, encore et déjà. C’est de monter la montagne insurmontable sans penser, le corps en avant.
C’est ce que j’écrivais dans ma tête aujourd’hui en marchant, les pieds lourds de fatigue, en suivant les sentiers qui ceignent le massif de l’Annapurna.
J’ai bien failli ne pas noter ces phrases ce soir, et les perdre à jamais. Non pas cette fois pour cause de paresse, mais pour cause d’angoisse. L’angoisse aussi intéresse l’écriture, mais autrement que la fatigue ou la paresse : comme sa résorption dans le corps, dans les nerfs.

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY – OSCAR WILDE – 6

Slow²Reading

[Des mots qui ne sont pas si loin
l’un de l’autre qu’on pourrait le croire.
Lucidité d’un cynique ?]

CONSCIENCE ET LACHETE C EST - letcr1-exp



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CONSCIENCE ET LACHETE C EST - letcr1-sr

Extrait du roman « Le Portrait de Dorian Gray »
d’ Oscar Wilde

(Nouvelle traduction de Christine Jeanney éditeur publie.net )

Parcours de lecture
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L’extrait en clair

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Pour voir ce qu’apporte la nouvelle traduction de Christine Jeanney
une ancienne version du même passage  

Extrait plus long

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* Slow²Reading : lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


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J’ai eu peur, j’ai décidé de partir. Ce n’est pas ma conscience qui m’a poussé à agir ainsi ; c’est la lâcheté. Je ne me félicite pas d’avoir tenté de fuir.
— Conscience et lâcheté, c’est exactement la même chose, Basil. Conscience, c’est le nom de la marque de l’entreprise. Voilà tout.
— Je ne crois pas, Harry. Mais, peu importe le motif — c’est peut-être de la fierté, si j’ai jamais été fier — je me suis rué vers la porte.

MONDELING – GUILLAUME VISSAC & JUNKU NISHIMURA (4)

Slow²Reading

CES HYMNES DE PÊCHEUR ILS LUI VENAIENT - letcr1-exp

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extrait de

« Mondeling »
de Guillaume Vissac  (textes)
et
Junku Nishimura (photographies)

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Parcours de lecture

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Le site de Guillaume Vissac « Fuir est une pulsion »

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« de Chegutu jusqu’à Sanyati le bus tanguait le chauffeur un mec maigre de Mazvikadei toujours la langue pendante des hymnes de pêcheurs les dents roses une pâte chewing-gum épaisse quelques fois quelques bulles ces hymnes de pêcheurs ils lui venaient de son lac ou de ce que sa mémoire lui dictait de son lac hier liquide sec aujourd’hui il disait Mazvikadei, Mazvikadei, Kalibusiswe Ilizwe le Mazvikadei il s’est agenouillé près des pneus noirs du bus pour y gicler son déjeuner caquesangue on fera l’halte à Kwekwe il a dit il s’est essuyé les paumes de ses mains sur sa salopette bleue on fera l’halte à Kwekwe il a dit mangera des perches grillées sur des sticks noirs et à Kwekwe le chauffeur a dormi dans son bus personne a dormi dans son bus les perches elles étaient noires un voyageur comme nous tous qui voulait faire croire comme nous tous que son vrai nom Izaak Videm il le tenait de sa mère il a mangé cette nuit-là face à nous beaucoup plus de ses ongles que de la chair de perche »

OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -2-

[Tant à oublier
pour traverser le quotidien.]

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Extrait de Oblique

de Christine Jeanney

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Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac

« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-

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MARYSE HACHE – BALEINE PAYSAGE – 10

[qui est donc passé en ce corps
de courant d’air ?]

UNE FENÊTRE S OUVRE SOUDAIN VLING - letcr1-exp2 

ou

UNE FENÊTRE S OUVRE SOUDAIN VLING - letcr3

Extrait du recueil « Baleine Paysage »
de Maryse Hache

(Baleine paysage 10)

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une fenêtre s’ouvre soudain vling se ferme / vling le vent pousse les crémones mal fermées / le dormant se réveille / quel fantôme a passé / quelle âme a fait le saut / peut-être visite d’une autrefois pomponnette habituée d’un fauteuil en velours bleu foncé

Carnets du Népal – Mahigan Lepage

[fatigue, grêle et froid]

JE N ENTENDS RIEN QUE LA GRÊLE - letcr1-exp


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JE N ENTENDS RIEN QUE LA GRÊLE - letcr1-sr

Extrait de
« Carnets du Népal »

de Mahigan Lepage

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J’ai peut-être déployé aujourd’hui l’effort physique de ma vie. Au deuxième jour de la randonnée, M. et moi avons décidé de bifurquer du sentier principal. Nous nous sommes perdus de village en village. Nous nous sommes engagés sans le savoir dans une sente attaquant la montagne de front, par un versant exposé au plein soleil de midi. Nous avons frôlé le coup de chaleur. Nos jambes n’en pouvaient plus de porter le poids de nos sacs et de nos corps. Nous nous sommes finalement hissés, au-delà de nos forces, sur le haut plateau. Puis, après encore deux ou trois heures d’une marche moins harassante, nous avons enfin atteint le village de Siurung.
Mes paupières tombent. Quand je rouvre les yeux, je suis presque surpris par l’éclat de ma lampe torche frontale. Plus de glace maintenant, mais une simple pluie qui tambourine sur le toit. Derrière mon dos, le tonnerre gronde. Mais la glace est revenue ; elle entrecoupe la pluie en se brisant sur la tôle. J’ai les jambes endolories, la nuque qui chauffe. La grêle a repris de plus belle. Des gouttes d’eau filtrent par la tôle percée, me mouillent les jambes et le dos.
Il est cinq ou six heures du soir. Dans les maisons, on doit parler, cuisiner. Je n’entends rien que la grêle sur la tôle. Que le bruit du ciel s’épuisant comme mon corps sur les montagnes de l’Himalaya.