DAVID GOLDER – Irène Némirovsky – 1

affiche information défi qazaqUn clin d’oeil à JAN DOETS qui offre comme prix au défi des Qazaqs (dans une édition rare) ce roman de  l’unique écrivain à avoir reçu le prix Renaudot à titre posthume* (Irène Némirovsky est morte le 17 août 1942 à Auschwitz.)

* Elle a obtenu ce prix en 2004 (quelques mois après le centième anniversaire de sa naissance) pour son roman « Suite française. »

Merci d’avance de diffuser autour de vous l’information concernant 
ce défi-jeu.

 

 


 

QUAND GOLDER GUERIT - LETCR1-EXP

Extrait du roman David Golder
de Irène Némirovsky

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Parcours de lecture

QUAND GOLDER GUERIT - SR

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QUAND GOLDER GUERIT - TXT0R


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Quand Golder guérit, septembre finissait, mais le temps était plus beau qu’au cœur de l’été, sans un souffle de vent.

LA CLEF DE LA MAGIE OCCULTE – STANISLAS DE GUAITA – 2

Se souvenir que les mots « magie » et « occulte » n’avaient pas initialement le sens qu’on leur donne actuellement
et notamment cette rupture totale avec la « vraie science »

Chez Stanislas de Guaita
il s’agit ici (au moins dans un premier temps) d’un travail sur le symbole.
Il fouille les mots, les images, les récits et les met en correspondance avec ce monde.
En surgit ce qu’on peut appeler compréhension
et qui a des affinités avec
ce que nous font approcher
les poètes.

IL A LA PEAU D UN ROT QUI BRULE - letcr1-expo

Extrait du recueil « LA CLEF DE LA MAGIE NOIRE »

de STANISLAS DE GUAITA

Ici l’auteur cite un petit poème de Piron

parcours de lecture

IL A LA PEAU D UN ROT QUI BRULE - sr

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ils donnent certains mots de la grille.

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Il a la peau d’un rôt qui brûle
Le front cornu
Le nez fait comme une virgule,
le pied crochu

Le fuseau dont filait Hercule
Noir et tordu
Et, pour comble de ridicule
La queue au cul.

Vases communicants – MOSA – Martine Cros

vasecommunicants

Les « Vases Communicants » « c’est
Le premier vendredi du mois,
chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. »
La liste complète des participants du mois de décembre est ici

Liste des Vases Communicants de Décembre 2015

(Merci à Eclectante (Marie-Noëlle Bertrand) de tout son travail au service de cette rencontre)

 


 

 

Martine Cros a écrit à la suite des événements récents qui ont ensanglanté Paris deux vers
auxquels j’ai donné l’écho d’une image où ils sont incrustés.

 

extrait-11MES ENFANTS MES AMOURS MES HEURES DILUVIENNES IL PLEUVRA LONGTEMPS- letrc11

 

Cet échange nous a donné l’envie d’aller plus loin
d’où ce prolongement en ces vases communicants de décembre

J’accueille donc ici ce qui est devenu poème
de l’avant (ce désastre qui nous a déchiré l’être)
et de l’après (cet espoir qui résiste, qui doit résister en nous)

tandis que
Martine a recueilli mes mots
chez elle : aller aux essentiels


 

 

MOSA

 

mosaïque émotive en saillie sur ma peau
hérissée sans héros que vous-mêmes
partis parties dans la gueule kalachnikovéenne
mes enfants mes amours mes heures diluviennes
il pleuvra longtemps à la crue de cette chienne
soirée les bêtes se prenaient pour dieu et vous-mêmes
mes brebis comme biches sans vague tapies
dans la fosse profonde arachnéenne

dans les landes splendides ou dans les grands typhons
sous les tirs déchiquetants comment ne pas être
au monde je suis dans tes bras comme une inespérée
verbalisant l’émoi dans tous ces toi qui pleurent
forgeant l’épanouissement dans le pourri du temps
exigeant oui c’est cela que les tempêtes détonantes
si elles me tuent te frayent un chemin de rondins
de bois mort de villes arrachées de cris aphones
et de regards ah ces regards comme des huis clos
où le procès du chagrin tinte entre pavane de
l’hermine mortiférée et nos enfants de l’aube

 

comment le monde se reflète sur mon visage
où sillonne encore quelque danse sanguine
le long d’une tempe en laquelle est exigé
un baiser mais trop tard !
je n’avais senti ce trou rimbaldien dans mon demi sommeil
j’oubliais le charivari de ce vendredi soir
les lumières du square s’effaçaient de mes yeux
quel silence à présent comme un coton d’ivoire
puis voici que je reçois une caresse incitative
ne sais plus si je suis homme femme si je suis pleine
d’eau

à ma bouche affleure ce que tu diras d’un certain
pardon que j’ai déjà donné celui de la main
allumant le cierge de ta bouche il est poète il est ton corps
instrument de nocturnes il est cris des mômes blancs
sur le terrain vague vert des ossements s’aimant
à travers le temps sans flèches le temps sans peur
sans plus de voix pour dire mais un chant sans vide
consistant avec peine en ces êtres néants
que nous devenons

ce soir est si doux et si tout est perdu
m’accorderas-tu ta main
aurons nous cet enfant : le désir

l’antimonde – LY-THANH-HUÊ – 2

C’est par d’honnêtes mensonges que sont partis ces récits. Minuscules. l'antimonde couvertureTous aussi invraisemblables les uns que les autres. Ils s’épanouissent dans cette concoction longue de langue, infusion de plans loufoques, marinades de désirs, tous en leurs lieux familiers revisités. Pile c’est faux, face j’invente. Des histoires en leurs chemins de traverse. Qui racontent. Leurs voyages solitaires. Leurs solutions singulières. En eaux troubles langage.

Joyeuse itinérance !

Ly-Thanh-Huê

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 L’illustration est de la main de Ly-Thanh-Huê


  
SON REGARD PARAISSAIT SAISIR - letcr1-expo

  

 « L’antimonde »
de LY-THANH-HUÊ
(Lan Lan Huê)

Extrait de   « Transparition »

Itinéraire de lecture

SON REGARD PARAISSAIT SAISIR - sr

En clair

SON REGARD PARAISSAIT SAISIR - txt0r

 un extrait plus long

SON REGARD PARAISSAIT SAISIR - txtr1



J’allai quitter le port quand je remarquai une femme dont je ne vis que le dos. Elle peignait, elle aussi. Ses gestes avaient attiré mon attention. Ses mouvements étaient entrecoupés de suspens, ils n’étaient pas d’un théâtralisme exagéré, ils étaient plutôt discrets, voire furtifs. Mais ils semblaient le fruit d’une concentration intense. Son regard paraissait saisir des formes, les évidant de leur réalité pour venir les apposer ensuite sur la toile. Si bien que le bateau n’était plus bateau mais seulement lignes troubles sur l’eau, les mouettes devenaient traînées blanches et le phare était cette irruption de matière soudaine. La main droite de la femme palpait la matière des couleurs de la palette. Ses doigts les effleuraient, les pétrissaient et ils venaient sculpter ensuite le relief par aplats gourmands.

(Le provençal & le français) LOU PECHIÉ – LE PICHET -Frédéric MISTRAL

Dans cette petite histoire du recueil « Prose d’Almanach » (« Proso d’Armana ») Frédéric Mistral s’amuse tout particulièrement des ressemblances et dissemblances entre les mots en français et en provençal. Le noeud de l’affaire étant le « péchié ».

Ici, la dernière phrase de cette histoire, qui en est la clé. (ou l’acmé)

E EMBARDASSO LOU FLASCO - letcr1

En provençal

 

ET IL JETTE VIOLEMMENT  - letcr1

En français

 

 

Le parcours de lecture

E EMBARDASSO LOU FLASCO - sr
en provençal

ET IL JETTE VIOLEMMENT  - sr
en français

 

Le texte complet de cette histoire de picchet/péchié

E EMBARDASSO LOU FLASCO - txt1r

 

ET IL JETTE VIOLEMMENT  - txt1r

 

 

 

AIRS INDIENS – ATAHUALPA YUPANQUI – 2

MERE DES COLLINES AIDE MES AMIS - letcr1 -exposure

Extrait du recueil « Airs indiens »

de Atahualpa Yupanqui

(précédés de poème d’Atahualpa Yupanqui traduits par Françoise Thanas, dont est tiré cet extrait.)

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parcours de lecture

MERE DES COLLINES AIDE MES AMIS - sr
à cliquer

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En clair

MERE DES COLLINES AIDE MES AMIS - txt0r

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Mère des collines
aide mes amis
et toutes leurs peines
donne-les moi…

(emprunt à Embrasure) – Gorges du Todra – Merzouga – Erg Chebbi – Rissani – M’Hamid – Taroudant- de Gednel

Sur son blog embrasure, Gednel à déposé une photographie et une phrase émouvantes dans leur rencontre.

Je n’ai pas résisté à cet emprunt pour en ralentir la lecture

IL EST TANT D AURORES - letcr1-exp

Pour aller voir l’original  sur embrasure

IL EST TANT D AURORES - sr

LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 4

(Un village !)

       AH MES BONNES GENS - letcr1-exp       

Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

AH MES BONNES GENS - sr

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AH MES BONNES GENS - txt0r

 


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Ah ! Mes bonnes gens, il n’y a rien de plus désolant qu’un village !

MONDELING – GUILLAUME VISSAC & JUNKU NISHIMURA (1)

Slow²Reading


PARCE QUE LA NUIT COLLE - letcr1-exp

Extrait de la présentation de

« Mondeling »
de Guillaume Vissac  (textes)
et
Junku Nishimura (photographies)

par Louise Imagine

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Parcours de lecture

PARCE QUE LA NUIT COLLE - SR

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Un extrait plus long
PARCE QUE LA NUIT COLLE - TXT1r


Le site de Guillaume Vissac « Fuir est une pulsion »

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Avant-propos

Fruit du travail du photographe Junku Nishimura et de l’écrivain Guillaume Vissac, Mondeling nous immerge dans un univers nocturne, à la fois fascinant, inquiétant, désespérément sombre, et follement humain.
 
Les deux auteurs, dans ce dialogue où mots et images s’entrechoquent, nous invitent à pousser la porte d’un petit bar obscur à l’atmosphère confinée. Pousser la porte de cet établissement quelconque, un peu miteux et à peine accueillant mais chargé de sueur et de chaleur humaine, perdu dans les bas fonds de la ville, et s’y installer le pas traînant, à côté d’autres que l’on ne connaît pas, que l’on ne reverra plus, silhouettes incertaines et monologuantes. Pousser la porte de cet établissement MONDE, comme l’on pose lourdement ses fesses sur le bord d’un tabouret, les coudes sur le comptoir, la tête entre les paumes. Pousser la porte et s’installer derrière un verre, derrière la fumée de cigarette, pousser la porte une fois la nuit tombée, une fois la fatigue pressante de la journée bien instillée dans nos crânes sur nos épaules. Pousser la porte et écouter les grands éclats de rire et les détresses sourdes, les déclamations tonitruantes et les murmures délirants.
Pousser la porte donc et goûter à ces âmes noires et pures, à ces âmes folles et mouvantes, comme l’on trempe ses lèvres dans un alcool fort.
 
Parce que la nuit colle à nos peaux et à nos âmes.
Parce les mots se diluent et flambent dans l’alcool.
Parce que nous sommes humains.
Louise Imagine