Auteur : Aunryz
L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – Liberté sans espoir 1
[Vers la tentation « logique »
de l’acte gratuit.]

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Extrait du recueil d’essais « L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal
dans « Liberté sans espoir »
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Un extrait plus long
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donnent certains mots de la grille.
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L’oeil enfoncé et brillant voit des portes partout, et l’homme s’y jette, le front en avant. Il voit le ciel vide et l’espace libre. Chaque objet est pour lui le signe d’une puissance. Mais que va-t-il choisir ? Des dieux tyranniques viennent le guider et le solliciter désir, intérêt, amour, beauté, raison. Il veut choisir librement et de lui-même. Il ne veut plus accepter aucun motif d’action. Un but est pour lui un maître. Il veut vouloir pour vouloir, agir par purs décrets. L’ « acte gratuit est, dit-il, le seul acte libre; et la seule valeur qui puisse résider dans l’âme humaine, c’est la volonté qui décide librement d’un acte, ni guidée par la raison, ni dirigée vers une fin.
OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -2-
[Tant à oublier
pour traverser le quotidien.]
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Extrait de Oblique
de Christine Jeanney
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Parcours de lecture
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Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac
« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-
« Faire face à l’impossibilité » – Oblique -2-
Annonces vidéo
Les deux autres annonces (2) (3)
Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq
son espace d’écriture sur la toile : Tentatives
Cut off, bout de toile – [blog « With love » – siddhidiksha]
À partir de la première strophe de son poème : « Beginning Of The End »
[« I often wonder … And finally go through the deep sea.]
Cut off
[Slow²reading]
Le cut off
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L’original
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L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – 5
[Peut-on sans danger
rompre avec le réel
et s’en détacher totalement]
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Extrait du recueil d’essais « L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal
dans « Liberté sans espoir »
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Ce divorce d’avec le monde qui fait le monde indifférent à l’esprit est souvent proche du désespoir, mais c’est un désespoir qui rit du monde. Si l’esprit se sépare des choses, le corps en même temps se sépare des autres corps; son raidissement l’isole son raidissement l’isole, et couvre le visage du masque musculaire de l’ironie. Le révolté croit avoir trouvé la paix, souvent même il croit la conserver toute sa vie, mais le voilà enfermé dans ce masque rigide de mépris. L’esprit prend l’habitude de dire à tout ce que subit ou fait le corps « Ce n’est pas important. » Et l’homme croit avoir trouvé le salut. L’existence et les biens de ce monde perdent leur prix, rien n’est à craindre, et l’âme continue sa recherche de la pureté dans ce raidissement d’orgueil, celui du stoïcien.
MARYSE HACHE – BALEINE PAYSAGE – 10
[qui est donc passé en ce corps
de courant d’air ?]
ou
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Extrait du recueil « Baleine Paysage »
de Maryse Hache
(Baleine paysage 10)
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parcours de lecture
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une fenêtre s’ouvre soudain vling se ferme / vling le vent pousse les crémones mal fermées / le dormant se réveille / quel fantôme a passé / quelle âme a fait le saut / peut-être visite d’une autrefois pomponnette habituée d’un fauteuil en velours bleu foncé
FUTU.RE – Dmitry Glukhovsky – 1-
[Lucide le bourreau
mais
qu’y peut-il ?]
… à rejoindre les rangs des apôtres »
Extrait de « FUTU.RE »
de Dmitry Glukhovsky
(si tu es novice ici
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– Merci d’être venu.
– Merci à vous d’avoir fait appel à moi, dis-je avec un sourire.
Quand Dieu parle gentiment à un boucher c’est que ce dernier sera prochainement sacrifié sur l’autel plutôt qu’invité à rejoindre les rangs des apôtres.
Et qui mieux que le boucher jouant à Dieu avec le cheptel est en mesure de comprendre cela ?
Carnets du Népal – Mahigan Lepage
[fatigue, grêle et froid]
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(Si tu es novice
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Extrait de
« Carnets du Népal »
de Mahigan Lepage
aux éditions publie.net
Parcours de lecture
L’extrait

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J’ai peut-être déployé aujourd’hui l’effort physique de ma vie. Au deuxième jour de la randonnée, M. et moi avons décidé de bifurquer du sentier principal. Nous nous sommes perdus de village en village. Nous nous sommes engagés sans le savoir dans une sente attaquant la montagne de front, par un versant exposé au plein soleil de midi. Nous avons frôlé le coup de chaleur. Nos jambes n’en pouvaient plus de porter le poids de nos sacs et de nos corps. Nous nous sommes finalement hissés, au-delà de nos forces, sur le haut plateau. Puis, après encore deux ou trois heures d’une marche moins harassante, nous avons enfin atteint le village de Siurung.
Mes paupières tombent. Quand je rouvre les yeux, je suis presque surpris par l’éclat de ma lampe torche frontale. Plus de glace maintenant, mais une simple pluie qui tambourine sur le toit. Derrière mon dos, le tonnerre gronde. Mais la glace est revenue ; elle entrecoupe la pluie en se brisant sur la tôle. J’ai les jambes endolories, la nuque qui chauffe. La grêle a repris de plus belle. Des gouttes d’eau filtrent par la tôle percée, me mouillent les jambes et le dos.
Il est cinq ou six heures du soir. Dans les maisons, on doit parler, cuisiner. Je n’entends rien que la grêle sur la tôle. Que le bruit du ciel s’épuisant comme mon corps sur les montagnes de l’Himalaya.
LA PULPE – Jerzy ANDRZEJEWSKI – 01 –
[De tous temps, ces périodes qui précèdent le printemps,
– notre printemps –
(et le préparent autant qu’elles y résistent en secret)
ont exaspéré
tant la proximité de la lumière et de la chaleur
devient insupportable au fur et à mesure qu’elle augmente.]



































