
Auteur : Aunryz
CLIMATS- LAURENT GRISEL – 5
« le monde est sans intention
le monde est sensible »
Laurent Grisel
Slow²Reading
[Il y a loin
de la déesse peinte en son coquillage
à la planète voisine de la terre.
Et pas seulement en kilomètres !]
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Extrait du poème
« Climat »
de Laurent Grisel
Editions publie.net
dans la collection L’Inadvertance, poésie
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Parcours de lecture
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En clair
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Proposition de lecture
Une lecture de Climat (version courte) par l’auteur
Son site imagine36tigres
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les TAGS
donnent des mots de la grille.
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les trois sœurs Vénus, Terre, Mars
commencèrent de la même façon :
dégazage par volcans
vapeur d’eau, océans
dioxydes de carbone et de soufre, mais peu, dissous dans les eaux
Vénus chauffa
la montée en puissance du Soleil évapora les eaux
la vapeur créa un puissant effet de serre
qui chauffa encore plus
qui évapora encore plus
ce qui libéra les dioxydes
le dioxyde de carbone dominant
remplaçant l’eau évaporée
s’accumulant en gaz à effet de serre
ce qui chauffa encore plus la planète
stable
aujourd’hui
entre 446
et 482°
un enfer qui dissocie
toute molécule d’eau
L’homme à la recherche de son âme – René Benjamin – 1 –
Ce titre m’a accroché l’oeil
oeil polarisé ces temps-ci par le très beau thème que propose la revue « La piscine » dont l’intitulé est « L’âme des lieux sans âme »
Certes, nous sommes loin, ici l’auteur parle de l’âme divine. Mais même à qui ne croit pas en un « Créateur » ce qu’il écrit peut avoir un sens.
Extrait de « L’homme à la recherche de son âme »
de René Benjamin
Parcours de lecture
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« Je plains ce poète révolté qui s’écriait devant moi :
– Dieu ? … Connais pas !
Et qui pour rattraper cette brusquerie reprenait
« s’il existe, il est trop loin ! »
Trop loin !
Au même instant je le voyait dans ses yeux, où frémissait son âme. Car qu’est-ce que l’âme, sinon le feu de Dieu ? Feu qui court dans nos veines et que nous appelons la vie. Feu qui couve au fond de nous et qui se nomme la conscience, cette conscience impérative, indiscutable, où nous puisons un sens ému de la valeur de nos actes.
Par-dessus l’épaule de Blaise Pascal – Clôture – Pierrick de Chermont – 1
Publié récemment aux éditions de Colevour ce recueil de poésie de Pierrick de CHERMONT peut être partiellement lu sur le site Recours au poème ici
[Reçu de mon libraire hier, je dévore depuis à pleine dents des pages où la présence de Pascal est dense et en fusion totale avec ce qui s’y dit]
[voir la chronique de Sabine Huynh dans le numéro 1148 de la (Nouvelle) Quinzaine littéraire ]
« CLÔTURE »
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Parcours de lecture

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(Proposition de lecture)
– 86 –
Sur la branche, un loriot éclaire avec brio la journée. Je
l’interroge sur la justice qui ne vient pas.
La nuit, je pleure au bar sa perte. Qu’une de ses plumes
tombât, la lune eût ralenti sa course et ma foi
s’en serait relevée.
Depuis, le vide a pris place et ronge l’illumination des
gratte-ciel. Ma clôture est ma prison. « Rejoue ton rêve ! »
Dit le loriot à la voix flûtée. « La lumière est assez forte pour
l’accueillir. Sois glorieux en ta misère. Ta peine vaut
moins que mon chant. »
Le temps …
Suscité par le texte d’Anna Jouy « :
« Mécanique web poème.Moi aussi, écrire des… »
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Parcours à retourner

Les anciens qui avaient choisi l’eau pour mesurer le temps l’ont-il fait (consciemment ou non) par défaut, parce qu’ils ne maîtrisaient pas la technologie de la roue dentée, ou de la pulsation du quartz ?
N’étaient-ils pas plus près de l’essence du temps même s’ils sacrifiaient ainsi à la précision de la mesure.
Ne manquons nous pas de fluide ? dans une perception si numérisée du monde qu’en a disparu presque toutes les formes que peut prendre ce qu’on nomme silence.
D’ici et d’ailleurs- « CREDO » – Marie-Christine Grimard –[Première phrase du troisième chapitre]
Marie-Christine Grimard
déjà présente dans le refuge de JAN DOETS (les cosaques des frontières) a rejoint les plumes publiées aux éditions Qazaq avec un recueil de nouvelles, histoires courtes (hormis la première).
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Récit d’errance avant un moment d’ancrage : « Credo »
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets) ici
[Depuis son Espagne natale…]
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(sans image
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Extrait du recueil de nouvelles
D’ici et d’ailleurs de Marie-Christine Grimard
« Credo »
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Parcours de lecture
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En clair
Proposition de lecture des premières pages de la nouvelle
Pablo ne savait pas comment il avait fini par atterrir dans ce coin perdu.
Il avait quitté son Espagne, et sa famille, parce qu’il n’y avait plus moyen de continuer comme ça. Il avait fait tous les métiers, ramassé des oranges, construit des immeubles dans des coins désertiques pour touristes étrangers en mal d’exotisme pas cher, lavé des voitures quand les gens avaient encore les moyens d’en avoir une, vendu des journaux aux terrasses des cafés.
Un matin, où le petit jour le trouva prostré sur le banc qui lui servait de lit, il regarda les hommes désabusés qui faisaient la queue sur les quais, en attendant qu’on les embauche pour la journée.
Ce fut le déclic. Il fallait qu’il tente sa chance ailleurs.
Ce matin-là, serait le dernier qu’il passerait dans son pays. C’était le matin de trop.
Il grimpa dans le camion de Pedro, son ami d’enfance, qui faisait la route vers le Nord, quatre fois dans le mois. Deux jours plus tard, son ami le laissa dans ce village du midi de la France, cher aux touristes, en lui disant qu’il y avait du travail pour les saisonniers, et qu’il n’aurait qu’à lui faire signe, quand il voudrait repartir au pays.
L’HONORABLE MONSIEUR JACQUES – ANDRÉ DHÔTEL – 18
[Viviane ?]
Extrait du roman « L’Honorable Monsieur Jacques »
de André Dhotel
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Parcours de lecture
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Lecture du début du chapitre
Les gens de la Saumaie n’avaient pas le moindre penchant homicide, Carrier non plus d’ailleurs, mais on ne sait jamais.
Sur la table – Murièle Modely – 1
Avec ce recueil, Murièle Modely, a rejoint le groupe des poètes et poétesses de Qazaq.
Écriture qui se construit en construisant le monde et le pose ici tout entier « sur la table »
ou tout du moins ce qui mérite d’y être posé
quant au reste « on se contrefout »
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets) ici
L’illustration de la couverture ainsi que
celles du recueil lui-même sont de Maxime Dujardin
[Pour ce qui est de la découverte du monde
et de tout ce qu’il dissimule à ceux
qui en parcourent les courbes en nouveau voyageurs,
ici est adressé un demi-reproche à … ]
« Personne…
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« Sur la table»
de Murièle Modely
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Itinéraire de lecture

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En clair
Proposition de lecture :
Murièle Modely en ses contrés virtuelles de « L’Oeil bande«
(Série « les troisièmes » : ) 140 tunnels – Dominique Hasselmann – 1
Troisième des 140 tweets
écrits chacun dans la limite des 140 caractères permis
du compte http://twitter.com/dhasselmann
chaque tweet commençant par le mot Tunnel.
Ce qui donne son nom au recueil.
« Tunnel …
140 Tunnels
de Dominique Hasselmann
(aux éditions Publie.net)
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Parcours de lecture
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En clair
Dominique Hasselmann aux éditions quazaq « Filatures en soi »
Tunnel des canaux de Venise à ciel ouvert, l’insolent qui a percé leur intimité minuscule et détaillée peinte par Canaletto.
Portrait de groupe avant démolition – Denis Robert et Renée Taesch
[René Taesch nous aide par ses photographies, à voir ceux que l’on n’aperçoit parfois même plus tant notre oeil a usé sa capacité à reconnaître l’humain lorsqu’il n’a plus le rythme et l’habitat …
Quant à Denis Robert, il pose des mots qu’il veut dérangeant, de quoi rendre ce monde « encore plus invivable » puisque c’est la seule condition pour qu’il change … pour qu’on ait le désir de le changer.]
(Un écho au texte de Sabine Huynh « Je résisterai » chez les cosaques des frontières)
Portrait de groupe avant démolition*
Photographies de René Taesch et textes de Denis Robert
*A la sortie du livre deux tiers de ceux qui sont sur les photos du livre ont disparu.
Vingt ans plus tard …
Parcours de lecture
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En voix
Le début du texte de Denis Robert
Proposition de lecture :
A côté encore, il y a une photo de groupe. Quatre alcoolos avec des feuilles d’arbre devant et des lumières de ville au fond. Ils sont contents de poser. Dans leurs yeux embués, je lis : « Je vous emmerde, vous et votre pognon.
Si je regarde mieux, je lis : « Laisse-nous crever en paix. »
Et puis, si j’insiste encore, j’imagine des larmes. Quelque chose qui dirait : « Je voudrais pas crever ».
Tout cela n’est qu’interprétation. En vérité, les connaissant, je les vois surtout inquiets de savoir qui, après cette connerie de phot, ira liquider la bouteille cachée derrière l’arbre.

























