[Dans les tuyaux]
Lundi 7 Juillet 2008
aux éditions Publie.net
Chloé Delaume
donnait :
S’écrire, mode d’emploi
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[Dans les tuyaux]

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[Cette addition qui réclame … la soustraction. ]

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Si nous parvenions toujours à rire du pire, nous serions heureux. Car le moyen le plus sûr de rire souvent est de rire du néant. Et le capital, qui domine notre temps, nous aide puissamment : le principe de l’hypercapitalisme est la rentabilité, l’inexistence comme rasoir de l’existence. La chose, pour exister, doit être rentable, rapporter plus qu’elle ne coûte, et donc être à la fois équivalente et supérieure à sa valeur. Ainsi elle doit, pour exister, exister de moins en moins. Elle n’apparaît qu’à la condition expresse de disparaître peu à peu. L’hypercapitalisme est un mode de destruction, une économie négative, qui place la négation en condition unique de l’existence. C’est l’expansion du domaine du néant .
À quel principe ontologique plus vaste, plus puissant et plus drôle pourrait-on songer pour être comme une alternative ? La ludique propose d’opposer à la négation capitaliste le principe par excellence qui n’exclue rien : la contradiction. C’est la voie du moindre effort, la seule ouverte au fond à ceux qui n’ont aucune force. Car pour se rassembler sous la bannière de la contradiction, les adversaires du capital n’ont même pas besoin de surmonter leurs divisions. Point besoin de cohérence pour avoir des conséquences. Ils n’ont même plus besoin d’agir pour ne rien faire. Au fond, le seul espoir d’en finir avec le capital, c’est qu’il tombe de lui-même en poussière, et c’est très exactement cela, la contradiction.
À première vue, le capitalisme est une sorte d’intense et perpétuelle soustraction. Il fonctionne à la ponction secrète d’une ressemblance. En lieu et place de la chose promise, il délivre un sous-clone : un ersatz ou une image. Mais la vraie critique du capital ne réside pourtant pas dans le reproche de la ponction. Car si on l’accuse de ne pas livrer toute la chose, on demeure fasciné par la promesse du même. Or là est l’erreur, hélas commune jusqu’ici au capital et à ses adversaires.
Car ce que l’on veut, c’est toujours le contraire. Aurions-nous le même à l’état pur que nous serions définitivement tétanisés, échoués, détruits. Nous-mêmes, qui ne sommes qu’à ne jamais être mêmes, quel besoin pourrions-nous avoir d’une mêmeté stricte, nécessairement inerte, fétide, factice ? Quel besoin le vivant peut-il avoir d’un cadavre ? Tant de choses, disait Socrate, dont je n’ai nul besoin. Le grand crime du capital n’est pas de léser la vie, mais de promettre et de faire désirer la mort.
[Et au bout de la vague,
en ses profondeurs
…]

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[On dit aussi « anniversaire« ]

(et chaque année augmente cette urgence)
—
[Les voies de Dieu … ]

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[Et si les dauphins n’avaient pas seulement renoncé à la terre
(trop tentant de l’entourer)
mais aussi au langage (trop tentant de persuader)
Un humain spécialiste des deux « arts »
et dont le peuple n’est pas parvenu à se débarasser (et pourtant)
[Jeudi 30 juin 1949] «Ne voulez-vous donc pas supprimer le pouvoir d’Etat?»

«Ne voulez-vous donc pas supprimer le pouvoir d’Etat?» Si, nous le voulons, mais pas pour le moment; nous ne pouvons pas encore le faire.
Pourquoi?
Parce que l’impérialisme existe toujours, parce que la réaction intérieure existe toujours, parce que les classes existent toujours dans le pays.
Notre tâche actuelle est de renforcer l’appareil d’Etat du peuple, principalement l’armée populaire, la police populaire et la justice populaire, afin de consolider la défense nationale et de protéger les intérêts du peuple.
[ Jan Doets ouvre les éditions Qazaq
à la poésie.
Premier recueil de cette collection qui va prendre une grande importance.]
Second « Dit de solitude »
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[De l’autre partie du recueil]
Autres publications de Anna Jouy aux éditions Qazaq
Anna Jouy en ses « Mots sous l’aube«
à voix basse- ne me touche pas…
n’entre pas dans la chambre qui suppure
mon trouble fait foison de mains comme les coraux palpitent des écailles
reste hors de ma craie je souffre
de l’énorme barrage
des murs
des sources errantes sur le sol
qui n’ont plus qu’une aile à prendre
ne viens plus!
ne viens plus…
dans l’enceinte nerveuse
à voix basse- les ombres divaguent sous l’air
aucun pas ne sait plus les chasser
la nuit branle
j’ai mis mon rêve à la porte qui sécrète de l’encre
mes robes torchonnées retiennent encore un peu
la coulée à ras de lumière
ma solitude
il n’y a d’autre intention que d’étreindre une voix
de receler entre les doigts le son calme
ficelle d’ange
une idée de nœuds et d’épreuves
dans la trame intérieure
[Ce bien commun n’est, en partie, qu’une apparence ]

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[Lachambre est partout … et tout entre dans lalangue de Lachambre]

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