[Almanach] naissance des éditions Qazaq – … Claude Meunier

JE VOYAGEA DEBOUT JE-let

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[publié rétroactivement pour cause d’absences … multiples]

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[Nouveau recueil de poésie
aux éditions Qazaq]

Claude Meunier
donne
« Promenoèmes« 

Lundi 24 Aout 2015

[transport…d’aisance]
JE VOYAGEA DEBOUT JE-lex1

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


La présentation du recueil par Jan Doets sur le site « des cosaques des frontières » :

Claude Meunier et la météo sentimentale – Éditions QazaQ, la rentrée 2015


Claude Meunier en ses « éditions du balai« 


Proposition de lecture du poème


je voyagea

moi aussi je voyagea
je connûmes les escalators
les ascensors
les pyramides les grand-voiles les parapets
(ainsi la Chine où il fait
bon arriver à poil, à ce qu’il parait)
les malles les départs les tramwets
les voluptés les arrachements les gares
je voyagea
debout
je voyagea
assis
chargé bagagé harnaché
d’élégantes roulettes à valises
je voyagea
à l’aise je voyagea
facile.
C’est à la portée de n’importe quel bada.

Là où la vie patiente – Anna Jouy – [bientôt aux éditions Qazaq]

Après plusieurs recueils de poésie (qui ont suivi « Strasbourg verticale« ), Anna Jouy publie à nouveau un roman (autobiographique) aux éditions Qazaq (de Jan Doets).

La date prévue pour cette sortie est … juste un peu avant la grande rentrée littéraire de septembre, le 26 août prochain.

On peut voir une présentation vidéo très poétique (on ne se refait pas !) sur le site des éditions Qazaq.

Anna a bien voulu m’autoriser à citer une phrase de son texte et m’a laissé la choisir en me procurant un extrait de son roman.

J AI TENTÉ LA MARE MYSTÉRIEUSE-lex2


Proposition de lecture pour l’extrait complet :

Technique et Civilisation – N°? – Lewis Mumford

[Le temps mécanique,
une invention de l’homme,
une production de l’horloge]


Nous appartenons aux premières générations
(avant nous à peine une demi-douzaine ont été atteintes
et de façon bien moins efficaces
)
conceptuellement préprogrammées*
(toutes les abstractions qui peuplent notre cerveau nous ont été enseignées)
et du fait que seuls échappent à ce conditionnement
les exclus par le haut
qui n’ont aucun intérêt à évoquer ce privilège
et
les exclus par le bas
qui ne peuvent en profiter
parce qu’ils sont assignés aux marges
nous sommes tout à fait incapables
de nous rendre compte de notre mise à l’écart du monde réel
enfermés dans la caverne des illusions qu’est devenu notre crâne.

Lewis Mumford, dans « Technique et Civilisation« , évoque, il y a plus de 80 ans, l’outil qui a permis le début de cette substitution d’un temps virtuel (mécanique) au temps réel (organique) des êtres vivants.


 

* Avec des techniques et outils devenu de plus en plus efficaces que l’on nomme techniques et outils pédagogiques, lesquels ne cessent d’améliorer leur pouvoir d’intrusion et de prise de contrôle de nos consciences et même par effet rétroactif (grâce au pari perceptif qui joue ici le rôle de filtre) de nos sens.

 


page 24
« L’horloge est une pièce de mécanique dont les minutes et les secondes sont le produit. Elle a dissocié le temps des événements humains et contribué à la croyance en un monde indépendant, aux séquences mathématiquement mesurables, le monde spécial de la science** 

L EXPÉRIENCE COURANTE FOURNIT-lex1

(pour le parcours de lecture, cliquer sur l’image)

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** Le seul qui est réellement enseigné (y compris dans des disciplines comme les « lettres », la musique, les arts plastiques … )

Nous serions effaré de constater, aidé par un humain*** non immergé dans notre univers numérisé (ou « discrétisé »), à quel point notre pensée est tronçonnée pour s’ajuster aux quelques pièces (catégories, concepts, structures logico-machin …) auxquelles se réduit notre capacité d’expression. (Et dont il relèverait plusieurs occurrences dans ce paragraphe même.)

*** Quelqu’un qui débarquerait d’une autre époque.


 

Pour un extrait plus long de ce texte :
L’horloge et ce qu’elle fait de nous – Lewis Mumford 1934

(lecture audio)

« Le passé n’est pas un présent comme un autre » André Rougier

SANS ABRI SONT CEUX -let

[Une image forte
pour qui connait l’attrait
de ce lieu refuge des bêtes en fuite]


André Rougier donne
dans son journal d’un affranchi
au détour d’autres mots :

SANS ABRI SONT CEUX -lex1

(cliquer pour le parcours de lecture)


Page à lire en son entier ici :

JOURNAL D’UN AFFRANCHI (CCLXXXIX): Écrire (XXXV)

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY – OSCAR WILDE – 6 (traduction Christine Jeanney )

[Conseils
d’un cynique]


RIRE N EST PAS UN MAUVAIS DÉBUT-lx1


(à cliquer pour le parcours de lecture )


Extrait du roman « Le Portrait de Dorian Gray »
d’ Oscar Wilde

(Nouvelle traduction de Christine Jeanney éditeur publie.net )


Extrait plus long


La pauvre Lady Brandon traite exactement ses invités comme un commissaire-priseur ses objets. Elle les décrit dans les moindres détails, ou raconte tout à tout le monde, sauf bien sûr ce que tout le monde veut savoir. Et qu’a-t-elle dit sur Mr Dorian Gray ?
— Oh, elle a murmuré « Charmant garçon — sa pauvre mère et moi inséparables — fiancées au même homme — je veux dire mariées le même jour — suis-je bête ! complètement oublié ce qu’il fait — bien peur que — il ne fasse rien du tout — Oh, oui, joue du piano — ou c’est du violon, n’est-ce pas, cher Mr Gray ? » Nous n’avons pas pu nous empêcher de rire tous les deux, et nous sommes devenus amis sur le champ.
— Rire n’est pas un mauvais début pour une amitié, et c’est sûrement la meilleure fin possible », dit le jeune Lord, cueillant une autre marguerite.
Hallward se cacha la tête dans les mains. « Vous ne savez pas ce qu’est l’amitié, Harry, murmura-t-il, et l’animosité non plus, d’ailleurs. Vous aimez tout le monde, ce qui revient à dire que tout le monde vous indiffère.
— C’est très injuste de votre part ! » s’écria Lord Henry, inclinant son chapeau pour lever la tête vers les petits nuages qui dérivaient, comme de petites pelotes de soie blanches sur le fond turquoise de ce ciel d’été. « Oui, horriblement injuste. Je fais une différence entre les gens. Je choisis mes amis pour leur bel aspect, mes camarades pour leur caractère, et mes ennemis pour leur intelligence.

journal de l’aube 614 – Anna Jouy

[L’aube froide

détachée ?]

Anna Jouy donne
en ses Mots Sous l’Aube
« journal de l’aube 614 »

JE M ÉVEILLE UNE BANQUISE-letcr1-exp

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


Le texte/poème chez Anna
accompagné


la substance du ciel entre, c’est froid
des langues transparentes me lèchent
et ce frisson de la nuit qui se retire râpeuse
sur le nu que l’on nait

la substance du ciel humide, matière d’eau sournoise
des lianes ici me ceinturent
je cherche le dénouement

mais cette eau sans nom ce gel qui s’apprête
prêt à mordre.

l’aube substance effondre les souterrains du rêve
– dessous, c’est mille morts-
déconstruites à la « morce » de glace
des galeries entières de quoi je suis trouée

je m’éveille
une banquise aux pieds nus

Avignon 2016, clap de fin pour Brigetoun

[Du bleu dans son ciel
tacheté de blanc

dont elle s’est parée]


Brigetoun nous évoque sur
paumée
son dernier spectacle de l’année
en ce Festival d’Avignon 2016
en commençant par nous faire lever la tête.
PENDANT QUE J AVAIS LE DOS TOURNÉ-letcr2-exp(cliquer pour le parcours de lecture)

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L’article entier avec hésitations, remords …
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