J’attends – Roland Marx – (chanson)

 

Roland Marx, à travers l’écriture de son texte,  Gérard Delon  par  la musique qu’il a écrite et la voix qu’il lui a prêtée
(et aunryz dans sa proposition de promenade à travers le cimetière de Nicastro)
nous engagent à ne pas trop attendre  … attendre … attendre.

J ATTENDS LA FIN DE LA SEMAINE - letcr1-exp

 

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Sans le cimetière
(ou presque)
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j’attends la sortie de l’école
pour aller jouer dans le pré

j’attends de choper la rougeole
pour sécher les cours du curé

j’attends parfois des coups de trique

j’attends Noël tout excité
pour avoir un train électrique

j’attends les vacances d’été

j’attends un regard ou un geste
le premier baiser en retour

j’attends qu’elle me dise « Reste ! »
et la première nuit d’amour

j’attends la fin de la semaine

j’attends de réussir mon bac

j’attends qu’un train me la ramène

j’attends de m’inscrire à la fac

j’attends les perms, j’attends la quille

j’attends la relève au portail
au long des jours de pacotille

j’attends de trouver un travail

j’attends de gagner le pactole
dans un boulot moins étouffant

j’attends de changer de bagnole
elle attend mon premier entant

j’attends les fêtes de famille
et l’héritage du tonton

j’attends ma maîtresse à la grille
et la rosette à mon veston
dans ma résidence de Crète

j’attends en jouant au tennis

j’attends l’heure de la retraite
et le mariage de mon fils

j’attends d’entrevoir Dieu le Père
et mes héritiers en grand deuil

j’attends la pelletée de terre
qui fera vibrer mon cercueil

j’attends dans mon trou solitaire
j’attends, j’attends…

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE QUELQUES SCULPTURES SAUVAGES – 2

[Le Grand Jeu renverse le regard
que l’on peut porter sur le masque africain.]

À COMBIEN DE DÉLUGES - letcr1- exp

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À COMBIEN DE DÉLUGES - letcr1


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE QUELQUES SCULPTURES DE SAUVAGES »

(On pourra rapprocher ce titre un tantinet provocateur
de la définition vue précédemment
de la « race cuivrée » et
de la civilisation « sauvage »

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Nous ne les montrons pas comme des oeuvres d’art, ni comme des joujoux, ni comme des grigris, ni comme des tire-sous, ni comme des attrape-nigauds; nous les montrons tout au plus comme des grands-pères. Vous croyez peut-être qu’ils sont beaux, les bonshommes, vous croyez peut-être qu’ils sont drôles, et qu’ils ont le génie et la fraîcheur de la jeunesse et le charme si particulier (tatsim!tatsim!) des « peuples-enfants », et bien au goût du jour, pas vrai, morveux de la cervelle, civilisés, mais regardez-les, ces bouts de bois, ils se foutent de vous.
Si vous saviez à combien de déluges d’eau, de vent, de feu ils ont survécu avec leur rire d’au-delà toutes les voûtes crâniennes et célestes, qui est de chaque instant, qui est de chaque battement de ta tempe, monsieur, rire au fil de rasoir au ras de l’artère gonflée de ton sale sang de fausse brute! Et leur âge, sans mémoire, cette éternité immédiate, ah! non, pas celle-là qui s’étend comme un caoutchouc abstrait plus loin que le fantôme Extrait de la publication de quelques sculptures sauvages demain, plus loin que le fantôme hier, pas ces fumisteries métaphysiques où l’occidental crétinisé croit avoir hérité de solides racines dans le sein de son Dieu le père l’absence on n’a pas fini de s’y tromper, il ne s’agit pas de consolations faciles (à quoi ? à soi) non, mais l’éternité du moindre mouvement grotesque ou tragique, épouvanté ou douloureux de la brute humaine que tu es, qu’il faut transformer avec la claire conscience d’être où tu es, et non pas où tu vas, ni d’où tu viens.

MARTINE CROS – Autoportrait à l’aimée – 2

Autoportrait à l'aimée - couverturePublié en numérique
aux éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
dans ce qui est à présent une « collection » poésie
« Autoportrait à l’aimée de Martine Cros »

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (Jan Doets)  ici

Mais sur le parquet nu - letcr1-exp1

Extrait du recueil de poésie
« Autoportrait de l’aimée»
de Martine Cros

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Présence silence dans le dehors gelé    Le calendrier de l’avent s’ouvre     La tiédeur de la pièce    Tout pour ne pas pénétrer ce qui berce      pas aller plus profond où le ventre se serre      qui ne se serre pas contre ta belle sibylle      Le mur de ta témérité fendille     La nuit sc’andante de désir         songe et se défait       Tu vois un feu de cheminée       quelques noix     un tapis de tzar rouge     et son corps si doré      Mais sur le parquet nu       ce n’est rien qu’une messe de nuit
 
  
Saura-t-elle si loin que tu lui es soumise      Esclave de chair vive crucifiée      Sacrifiée à jamais comme un animal doux sur la stèle assolée aux roches des secrets      Te souviens-tu l’abandon au silence des gestes, ces mots en soi qui savent les fêlures
 
  
Ton âme brûle vive au foyer de sa voix qui te lisait l’écrin des langues éclatantes    Elle résonne encore    la splendide pluie de mots     dans la nuit sans muselière

HYMNE DE L’UNIVERS – PIERRE TEILHARD DE CHARDIN – 3

[Il serait dommage que ces propos soient disqualifiés
parce que celui qui les tient semble être / est
un mystique.
Ecrire de temps en temps
maladroitement de l’autre main
rééquilibre l’être.]


« Le soleil vient d’illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient.
Une fois de plus, ….
 SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - letc1-exp

    

Extrait de l’essai « Hymne de l’univers»
de Pierre Teilhard de Chardin

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Le soleil vient d’illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient. Une fois de plus, sous la nappe mouvante de ses feux, la surface vivante de la Terre s’éveille, frémit, et recommence son effrayant labeur.
Je placerai sur ma patène, ô mon Dieu, la moisson attendue de ce nouvel effort. Je verserai dans mon calice la sève de tous les fruits qui seront aujourd’hui broyés.

LE COEUR CERF – JEAN GIONO -2

 

[Quand l’homme n’était qu’un coeur]

IL ETAIT BEAU AVEC SES ARTERES - letcr1-exp-

 

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Il était beau avec ses artères et ses veines qui jaillissaient de lui comme les ramures jaillissent d’un cerf.

 

Louise Imagine – #‎lightmemories‬

Sous le signet  #‎lightmemories Louise Imagine a saisi, dans son piège à lumière, des instants d’enfance d’où celui-ci est extrait
(voir en fin de page l’ouvrage publié sur ce même thème)


ELLE APPUYAIT SES RÊVES À LA VITRE - letcr1-exp

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ELLE APPUYAIT SES RÊVES À LA VITRE - letcr1

[#‎lightmemories‬]
Louise Imagine


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Chez Publie.net : Louise Imagine


D’autres passages de Louise Imagine
PASSAGES ALEATOIRES – LA VILLE


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On peut retrouver les photographies de Louise Imagine, accompagnées des textes de Sabine Huynh
Dans leur évocation commune de l’enfance

« TU AMARRES LES VAGUES »


Elle appuyait ses rêves
à la vitre du monde
et l’une et l’autre
s’écoutaient
et se disaient

On ne saurait dire depuis combien de temps l’enfant conversait avec ce petit pays enfermé derrière la vitre. Mais ce qui était certain c’est que ce carreau faisait tout son possible pour diminuer l’opacité et l’épaisseur de son corps. Au point que le monde captif devait percevoir toute la gentillesse que la petite avaient mise dans la paume de ses mains.

Filatures en soi – Dominique Hasselmann – 1


Filatures-couverture-QazaQ-225x300

Ambiance polar pour ces 29 petits morceaux du quotidien, auxquels Dominique Hasselman applique de subtiles distorsions.

Livre électronique illustré de photographies de l’auteur (excepté une)
 

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


 

« Christine Albanel était belle, ses conseillers déjà en pensées sur l’oreiller du soir.
Je travaille dans son ministère …

DANS SON MINISTÈRE - letcr1-exp

 

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Petits-fours, amuse-gueules, champagne à gogo, bonjour chère amie, il y a si longtemps que je n’avais eu le plaisir de vous voir, et vous, très cher, que devenez-vous ?
L’ambiance était festive, j’adore ces petites sauteries du vendredi soir sur un parquet ciré, juste avant de partir pour mon week-end en Normandie dans le manoir que j’ai fait retaper, après l’avoir fait classer comme monument historique.
Christine Albanel était belle, ses conseillers déjà en pensées sur l’oreiller du soir.
Je travaille dans son ministère au département Projets audiovisuels. La plupart sont d’ailleurs plus odieux que visuels : il faut reconnaître que « la qualité France » est en perte de vitesse. 
Nous n’arrivons plus à la cheville des Américains, et l’élection récente d’Obama va de toute évidence favoriser l’émergence d’un bataillon de jeunes producteurs et créateurs qui vont vite enfoncer nos Besson (Luc), Karmitz et Tavernier nationaux.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE QUELQUES SCULPTURES SAUVAGES – 1

[Le Grand Jeu se démarque du surréalisme
à propos de l’Art Nègre.]

PRENEZ GARDE UN PEU ICI - letcr1-exp

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Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE QUELQUES SCULPTURES DE SAUVAGES »

(On pourra rapprocher ce titre un tantinet provocateur
de la définition vue précédemment
de la « race cuivrée » et
de la civilisation « sauvage »

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Prenez garde un peu ici. Les « objets nègres » sont à la mode.
(Pendant ce temps, les auteurs de ces petites choses si recherchées crèvent par milliers sur les ballasts de voies ferrées, étouffent écrasés sous quelques mètres d’eau pour des perles indifférentes, tués et torturés par les méthodes capitalistes de « rationalisation » le profil créé par ces méthodes permetà quelques uns d’acheter et de collectionner les oeuvres des « primitifs» et voilà un cercle bouclé, dont on ne sortira qu’à coups de marteau.)

COMMENT VA LE MONDE AVEC TOI ? – LAURE MORALI – 1

Cette première citation est extraite de l’introduction que l’auteure fait de ce texte
dont elle évoque par ailleurs ( sur la présentation de l’éditeur ) sa difficulté à l’écrire (après l’avoir ressenti) « Il a fallu deux ans, de nouveau loin de la mer, pour tisser ce récit qui se résorbait sans cesse comme une marée. »


Un début de réponse au titre :

je répondais par le soleil - letcr1-exp-

(Novice ? choisis d’agrandir  et retourner cette grille
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Extrait de la proposition de voyage de
Laure Morali 

« Comment va le monde avec toi ?« 

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L’extrait

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Un extrait plus long de cette introduction

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Ce texte a vu le jour au sémaphore du Creac’h sur l’Île d’Ouessant, lors d’une résidence d’écriture de deux mois en 2010. Je tenais un journal de bord, et quand on me demandait : « Comment va le monde avec toi ? », je répondais par le soleil ou les nuages, comme font les gens de l’île habitués à prendre l’empreinte du monde. J’étais déjà dans une fiction. De retour à Montréal, l’énergie du lieu a continué son travail tellurique. La Patagonie de mon arrière-grand-père cap-hornier, la presqu’île de mon enfance dans les Côtes d’Armor, la Côte-Nord du Saint-Laurent et Ouessant, au beau milieu, ont mêlé leurs strates jusqu’à faire émerger l’île de « Comment va le monde avec toi ».

HUIT HISTOIRES DE FANTÔMES – La petite voix des morts – JEAN-BAPTISTE FERRERO – 6

« Le monde est une vaste chambre pleine de recoins, de cachettes et d’ombres où se dissimulent des ombres. La plupart
des gens ne s’en rendent pas compte, tout occupés qu’ils sont à se livrer à de graves et inutiles affaires de première importance. Ils s’agitent, caquètent, paradent et se pavanent, amoureux de leurs reflets dans les flaques d’eau et aveugles, sourds à tout ce qui n’est pas eux.
Moi, j’ai arrêté de jouer il y a longtemps.
Quand Elle est partie. »
(De la préface)

Une présentation chez les cosaques des frontières

L’oeuvre est disponible à l’achat  (2€49 au format epub ou pdf )
aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici


[Il n’y a pas que du noir et du gris dans ces histoires de Jean-Baptiste Ferrero

il y a aussi des accalmies.]

ELLE FAISAIT PARTIE DE CES - letcr1-exp

        …et pour qui l’écoute ne constitue pas un effort mais une seconde nature.

Elle me fit asseoir dans le cagibi qui lui servait de bureau et dont les murs étaient tapissés de dessins d’enfants.
– Alors monsieur qu’est–ce qui vous amène ?
« 

Extrait de « Huit histoires de fantômes – la petite voix des morts »
de Jean-Baptiste Ferrero

 « Le visage à la fenêtre »

Itinéraire de lecture

ELLE FAISAIT PARTIE DE CES - s

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 En clair le passage complet

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Elle faisait partie de ces personnes trop rares qui semblent avoir toujours tout leur temps à vous consacrer et pour qui l’écoute ne constitue pas un effort mais une seconde nature.

Elle me fit asseoir dans le cagibi qui lui servait de bureau et dont les murs étaient tapissés de dessins d’enfants.

– Alors monsieur qu’est–ce qui vous amène ?