Il raggio – ROSATURCA (divinazioni)

Rosaturca qui écrit de la poésie en italien
a souhaité dédier ce texte court à Francis Royo

STILETTA L UCCELLO IL DESERTO - letcr1-exp4-

Sur son site


La Calligraphie est en correspondance analogique avec « Raggio del canto »

 

L’OBJEU – Ly-Thanh-Huê, textes, Bona Mangangu, photos – 2

[Sur ce monde,
l’empreinte de l’homme
en forme,  couleur etc.]


« Échapper au ronron de leur danse. Staccato fibrille dans leur coulure fluide.OBJEU - couverture
Ils étaient des objets au sein de la forêt qui ont devisé matière, féline fourrure, chrysalide lumière, naissance au monde et mots nouveaux.

J’ai écouté.

Me suis-je faite scribe de leurs mots ?

Aimerais. »

Ly-Thanh-Huê (extrait de la présentation)

Couverture Bona Mangangu

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 


[De jour
ils reconnaîtraient les couleurs
des « choses » de l’homme
mais la nuit …]

(laissez-vous ralentir les mots)

ILS CHASSENT MAIS C EST - letcr1-exp

  —
(Sans l’image
ILS CHASSENT MAIS C EST - letcr1

 à cliquer pour l’agrandir )

 « L’objeu »
de LY-THANH-HUÊ
(Lan Lan Huê)

Extrait de   « Et tu as espéré« 

Itinéraire de lecture

ILS CHASSENT MAIS C EST - sr

En clair

ILS CHASSENT MAIS C EST - txt0r

 un extrait plus long

ILS CHASSENT MAIS C EST - txt1r

 

Proposition de lecture



Ce blé brindille joufflu de semailles. J’ai tourné mes pas. Ils espéraient le bleu. Et leurs flaques de lumière en leur indigo si doux. Et sur les branches mortes. Sur les feuilles cassantes. A la porte de la forêt. Sont venus les animaux. C’est le soir. Ils rôdent. Ils déambulent. Ils reniflent. Et se débrouillent. Broussaille résilience. Ils ont faim. Alors ils chassent. Mais c’est de nuit. Et dans leurs estomacs, s’entassent plastic, débris, fil de fer et puis miettes de verre. Leur panse est pleine.
Alors sont arrivés des animaux extraordinaires. Des mythes de ferraille. Sculptures ambulantes de chair et de métal. Qui lèvent les yeux au ciel. Mais où donc est le ciel ? Sans nuages ni plastic ni continent. C’est une Atlantide en pleine Atlantique. Qui tourbillonne. Ivre de poissons déboussolés. Elle a tournoyé dans le courant. Sa vie de déluge. Chaude, palpable, fluctuante. Elle dérive.
Ce n’est pas un rêve, non.
Un cauchemar sûrement.
Et il va t’engloutir.
Tout cru.

Enfants soldats … – aunryz

DEPUIS COMBIEN DE TEMPS L ÉCOLE - image2

(… Soldat en formation … de la guerre économique que se livrent les nations émergées, émergentes et, comme elles le peuvent, celles qui ont la tête dans l’eau.*)

DEPUIS COMBIEN DE TEMPS L ÉCOLE - letcr1-exp2

 

DEPUIS COMBIEN DE TEMPS L ÉCOLE - letcr1

Parcours de lecture

DEPUIS COMBIEN DE TEMPS L ÉCOLE - sr

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En clair

DEPUIS COMBIEN DE TEMPS L ÉCOLE - txt0r

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* Ce réservoir de pauvreté dans lequel nos « climatiseurs » (notre économie) puise l’air frais et rejette l’air chaud  


En perspective avec cet article

« De nos jours, un homme peut appartenir aux milieux dits cultivés, d’une part sans avoir aucune conception concernant la destinée humaine, d’autre part sans savoir, par exemple, que toutes les constellations ne sont pas visibles en toutes saisons. On croit couramment qu’un petit paysan d’aujourd’hui, élève de l’école primaire, en sait plus que Pythagore, parce qu’il répète docilement que la terre tourne autour du soleil. Mais en fait il ne regarde plus les étoiles. Ce soleil dont on lui parle en classe n’a pour lui aucun rapport avec celui qu’il voit. On l’arrache à l’univers qui l’entoure, comme on arrache les petits Polynésiens à leur passé en les forçant à répéter : « Nos ancêtres les Gaulois avaient les cheveux blonds. » »

Simone Weil, L’enracinement

Retrouvé dans « La phrase du jour » de L’AUTRE QUOTIDIEN


Depuis combien de temps l’école est-elle devenue le service civil des enfants ?

JE SUIS DEBOUT – LUCIEN SUEL – 10 – « Souffler Dans Le Ciel Taper Dans La Terre »

Ce recueil Lucien Suel l’a lu à de multiples reprises toujours debout
(J’ai le souvenir à Port de Bouc de sa lecture … de son chant des « Terrils » seul poète des trois présents à faire s’envoler le mot au-dessus de nos têtes)

CET HOMME AU CORPS TROUÉ - letcr1-exp
                                                             … attire les danseuses. »

Extrait de  « JE SUIS DEBOUT »
POÉSIES de Lucien Suel 

« Souffler Dans Le Ciel Taper Dans La Terre »


Parcours de lecture

CET HOMME AU CORPS TROUÉ - sr

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En clair

CET HOMME AU CORPS TROUÉ - txt0r

Proposition de lecture du poème


Lucien Suel chez QazaQ

Lucien Suel sur Publie.net

…En son SILO


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Yahweh modela l’homme dans la glaise du sol,

souffla dans ses narines. Il insuffla en lui

une haleine de vie. L’homme devint un être

vivant vivant vivant vivant vivant vivant.

Cet homme au corps troué galope dans le vent,

attire les danseuses. Leur ventre brillant sue

dans le soleil hirsute. Chirimia petit homme,

bonhomme en terre cuite, mon souffle donne vie,

mon souffle fait chanter. Je souffle dans ta tête,

je caresse tes pieds, je caresse tes jambes ;

des points de compression sur tout ton corps de terre.

Je modifie module ta voix tes cris ton chant,

lance tes jambes en l’air. Je crache dans ton corps.

Soupir contentement, soupir satisfaction.

Et j’essaie et j’essaie. Soupir dans l’impatience,

ultime soupir d’aise & last beat of my heart.

noms de ceux qui me précédèrent, me parlèrent au berceau ou dans les livres d’images.

HOPPER, ou « La seconde échappée » – CHRISTINE JEANNEY -« Nighthawks »

Christine Jeanney publie, en version numérique, 21 textes centrés sur 21 tableaux de Hopper.
[La reproduction de ces toiles (non libres de droits) n’étant pas possible avant 2037,  des liens internes au fichier (epub ou pdf) pointent vers les sites/Musées où ces toiles sont exposées.]

Ici il est question de cette temporalité particulière aux oeuvres de Edward Hopper dont Christine Jeanney donne à percevoir l’épaisseur et la texture à travers ces 21 écrits.

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

Slow²Reading

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - letcr1-exp2

—-
(sans le tableau de Hopper
cliquer)

 

Extrait de
« Hopper ou « la seconde échappée »
de Christine Jeanney

« Nighthawks »

Parcours de lecture

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - sr

En clair

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - txt0r

 

Proposition de lecture



* SlowReading : (lecture lente) lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : (lecture très lente) lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

 

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Il faudrait être capable de remonter le fil jusqu’à se retrouver la première fois devant Nighthawks, revivre cette seconde, la première, on regarde Nighthawks et ça n’est jamais arrivé avant.
Un temps figé sans porte, sortir n’est pas envisageable, la rue déserte vue seulement à travers la vitre, aquarium. La solitude urbaine, les bouches sourdes, les monologues intérieurs, se taire, et même parler équivaut à se taire quand les naufragés ne partagent que la nuit.
Le voir, sans les bouchons et les encombrements, le brouhaha des boîtes de chocolats et des posters, les commentaires et les versions multiples de Nighthawks, celle ou R2-D2 gît devant la vitrine, celle des Simpson, de Super Mario ou Batman, celle reconstituée de legos entièrement et l’autre détournée, un M de McDonalds remplace le PHILLIES, la fin d’un épisode de Dead like me, les occasions constantes, retrouvailles perpétuelles avec ce bar nocturne.

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE – ANNA JOUY – page 9

La poésie se dépose parfois
    se repose souvent
– en attendant que des lèvres lui prêtent souffle
à nouveau –
entre les pages d’un recueil.

Ainsi est paru le livre d’où provient cet extrait

J’espère qu’il donnera l’envie à certain(e)s de prolonger cet envol temporaire
en se procurant le poème et les autres textes de ce recueil.

 

(Pour une présentation de Martine Cros sur son site )


IL FAUDRAIT VOIR ROUGE - letcr1-exp61

(ou à cliquer)

IL FAUDRAIT VOIR ROUGE - letcr1

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE

de

Anna Jouy

Parcours de lecture

IL FAUDRAIT VOIR ROUGE - sr

En clair

IL FAUDRAIT VOIR ROUGE - txt0r

Le poème en son entier

Anna Jouy en ses mots sous l’aube


Je viens de décanter le vin et les sursis, calculs de distillerie, sur le châssis de l’ivresse. Pêle-mêle de gravière et des noues du ciel, je décompte mon pierrier et les tanins de langue. Il faudrait voir rouge et effondrer ces cuvées de rancunes, une perce vite fait au ventre du fiel. J’use encore des étamines et des douceurs, et par filets je passe encore des grumeaux de toi. Ce sont des crises décisives à foutre bas sa rivière et ses paquets d’ombres et de sanguines.

Mon vase penché et la main qui tremble, un peu millésime chargé de lies.

Transformation des sociétés -CNRS 1989

Il y a environ trente années, le CNRS publiait un « Rapport de conjecture »
« radioscopie » de la France et de son environnement global.

Ce travail « Analyse la conjoncture scientifique, évalue les force et faiblesses de la recherche au CNRS et en France »
Son intérêt va cependant bien au-delà car dans les analyses des 46 commissions on peut trouver des réflexions dont la pertinence est peut-être plus perceptible encore à notre époque.*

LES SOCIÉTÉS AMNÉSIQUES - letcr1-exp1

(Sans l’image de fond , cliquer
ici)

Parcours de lecture
LES SOCIÉTÉS AMNÉSIQUES - sr

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LES SOCIÉTÉS AMNÉSIQUES - txt0r

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Un extrait plus long (21)

LES SOCIÉTÉS AMNÉSIQUES - txt1r

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* On cherchera en vain un tel intérêt au dernier rapport de ce type publié au sein du CNRS.
En effet le rapport 2014, consultable ici, n’est plus visiblement destiné qu’au personnel du CNRS (on y trouve une exhortation à développer la structure, à améliorer les conditions de ceux qui y travaille …)
Comme par exemple
« L’emploi scientifique est l’investissement d’avenir par excellence »
« Conserver en l’état le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche revient à prolonger son déclin. Stabiliser les effectifs ne suffirait pas non plus à redynamiser la recherche : il faut envoyer un signe fort aux jeunes qui intègrent aujourd’hui l’enseignement supérieur en leur donnant les moyens et l’envie de faire de la recherche. « 
A noter : un investissement est à coup sur rentable lorsqu’il est difficile d’en perdre le produit. Ce qui est loin d’être le cas pour les chercheurs dont on pourra étudier le flux migratoire, des pays qui ont investi dans leur formation (dont la France) vers les USA qui préfèrent acheter les prix Nobel (labellisés ou en germe avéré) que les former. De la même manière que la Chine a construit son succès économique sur des brevets qu’il lui était bien plus profitable (sans tenir compte du piratage) d’acheter que de produire.

 

 

Le passé reste présent, consciemment ou inconsciemment,dans les structures des sociétés, et il continuera à se manifester à l’avenir. La routine n’est pas un frein mais une résistance incontournable pour l’engagement heureux de nouvelles structures sociales. Toute transformation de la société invite à des choix qui se font par référence à la tradition particulière de chaque société. La continuité temporelle existe sous deux formes, celle rationalisée de l’histoire et celle collective et subjective de la mémoire. Les sociétés amnésiques sont condamnées à de graves troubles d’identité et à de grandes erreurs dans leur processus de transformation.

L’analyse spatiale des transformations des sociétés est le domaine privilégié de la géographie, et, d’une manière différente, de la science politique.
La mondialisation des phénomènes, en progression depuis des siècles, s’est accentuée, et
nous sommes arrivés à un véritable «système monde» grâce à l’intensification et à l’accélération des transports et des communications. Cette mondialisation reste ambiguë parce qu’accompagnée d’interactions et de rétroactions culturelles, religieuses et politiques qui contrarient ses effets globalisants. La dimension nationale, longtemps privilégiée dans les recherches parce que lieu de la souveraineté et cadre de la statistique, perd de sa signification par suite de la mondialisation et de la réaffirmation de différences régionales et ethniques. Par ailleurs, les espaces morcelés, régionaux et locaux, conduisent à une réflexion sur les échelles : civilisations, sociétés régionales, collectivités locales. La recherche sur la transformation des sociétés appelle donc des théories et des méthodes renouvelées, tenant compte de nécessaires changements d’échelle d’analyse.

Dépassant les affrontements liés au darwinisme social et à la sociobiologie, la psychosociologie et l’éthologie peuvent tirer parti des modèles sociaux et animaux pour unifier les concepts et valider ou réfuter les différentes propositions issues de la sociologie animale. La diversité des modes de vie sociale s’explique par différentes hypothèses, génétiques, phytogénétiques, socio-écologiques. Pour cette dernière, l’apparition de groupes sociaux complexes s’explique parce qu’ils permettent une meilleure exploitation des ressources- Certes, l’espèce humaine présente la plus grande diversité des modes de vie sociale- Cependant les modèles animaux montrent eux aussi une variabilité sociale qui peut être utile pour comprendre les fondements de cette socio-plasticité. Rappelons avec Bateson que «la souplesse sociale est une ressource aussi précieuse que le pétrole».


Par-dessus l’épaule de Blaise Pascal – Pierrick de Chermont – 1

Publié récemment aux éditions de Colevour ce recueil de poésie de Pierrick de CHERMONT peut être partiellement lu sur le site Recours au poème ici

Sabine Huynh en a fait une chronique dans le numéro 1148 de la (Nouvelle)  Quinzaine littéraire

MONTER ET DESCENDRE UN ESCALIER - letcr1-exp

(Texte seul, cliquer
ici)

Parcours de lecture
MONTER ET DESCENDRE UN ESCALIER - sr

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MONTER ET DESCENDRE UN ESCALIER - txt0r
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Un extrait plus long (21)

MONTER ET DESCENDRE UN ESCALIER - txt1r

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(Essai de lecture)

 


 

21

Monter et descendre un escalier, tandis que la pensée est déjà en haut ou encore en bas.

Défaut de sommeil, me dis-je. Dans la rue, la parole perdue et celle jamais prononcée marchent ensemble.

Feu rouge. Battement de l’essuie-glace. Ma main se reflète sur la vitre du taxi. Bientôt la lumière de l’aéroport.

Que l’espace et la durée ne forment qu’un, je n’en ai jamais douté. C’est pourquoi le présent est si long à vivre. Tout l’univers en une seule seconde !

Embrasser le silence pour embrasser nos voix -Sabine Huynh

Ce titre est celui d’une chronique, dans la rubrique poésie de la (Nouvelle) Quinzaine littéraire (1148), que Sabine Huynh donne du recueil « Par dessus l’épaule de Blaise Pascal » de Pierrick de Chermont (éditions de Corlevour)

Un extrait
ET C EST CE QUESTIONNEMENT - letcr1-exp

(sans l’image
cliquerET C EST CE QUESTIONNEMENT - letcr1


Parcours de lecture

ET C EST CE QUESTIONNEMENT - sr

(à retourner en cliquant)


En clair

ET C EST CE QUESTIONNEMENT - txt0r
(à retourner en cliquant)


Un extrait plus long de cette chronique
ET C EST CE QUESTIONNEMENT - txt1r

 


Par-dessus l’épaule de Blaise Pascal consiste en un partage des réflexions,des idées et des observations subtiles et claires d’un poète qui sait ce qu’être dans le monde signifie, et dont les paroles constituent de page en page l’empreinte et le chemin visibles d’un engagement ferme, sans pourtant être dogmatique, puisque le questionnement et l’étonnement y sont constants. Et c’est ce questionnement qui fait frémir les vers, et les lecteurs, et nous rappelle qu’il est constitutif de la vie.
Par-dessus l’épaule de Blaise Pascal est donc un recueil de poème philosophiques, qui n’est sans nous rappeler Feuilles d’herbe de Walt Whitmann, par sa sensibilité, son insistante recherche de la joie profonde que procure une légèreté non pas ancrée dans l’insouciance et la frivolité mais dans la grâce, et par son choix de livrer la parole sous la forme de versets, qui révèle que les saintes Écritures et l’émancipation des codes poétiques sont tout aussi importantes pour Pierrick de Chermont, un poète qui s’épanoui dans la marginalité de ceux qui ont le sens du sacré.