COLLINE – JEAN GIONO – 10




LES BOIS DANSENT-letc1

Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

LES BOIS DANSENT-s

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LES BOIS DANSENT-txt1

Un extrait plus long

LES BOIS DANSENT-txt2

 (Les éléments vont se faire complice
de tout ce que le vieux Janet
retient en lui de détestation et regrets mêlés.)

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C’est un soir malade. Le vent s’est élevé du Rhône. Un orage doit boucher le défilé de Mondragon.
Tout le jour, le fleuve du vent s’est rué dans les cuvettes de la Drôme. Monté jusqu’aux châtaigneraies, il a fait les cent coups du diable dans les grandes branches ; il s’est enflé peu à peu, jusqu’a déborder les montagnes et, sitôt le bord sauté, pomponné de pelotes de feuilles, il a dévalé sur nous.
Maintenant il siffle autour des Bastides dans les flûtes de pierre que les torrents ont creusées.
Les bois dansent. Des lambeaux d’orage passent ; une courte foudre gronde et luit. L’air sent le soufre, le gravier et la glace. Une lumière d’eau teint la vitre où le lierre désemparé cogne de son lourd bras de feuille.

COLLINE – JEAN GIONO – 09

     

LA NUIT EMPLIT DEJA - let

Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

LA NUIT EMPLIT DEJA - s

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LA NUIT EMPLIT DEJA - txt

 (Et le vieux Janet se replie sur sa « mauvaiseté »
pour disputer encore un peu à la mort)

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La nuit emplit déjà la vallée ; elle effleure la hanche de la colline. Les olivaies chantent sous l’ombre.

COLLINE – JEAN GIONO – 08

              « Nous l’avons couché. Depuis, …

IL MANGE IL BOIT IL CHIQUE IL PARLE IL REMUE LES DOIGTS ET LA MOITIE DES BRAS LE RESTE C EST DE LA SOUCHE MORTE-let

Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

parcours de lecture

IL MANGE IL BOIT IL CHIQUE IL PARLE IL REMUE LES DOIGTS ET LA MOITIE DES BRAS LE RESTE C EST DE LA SOUCHE MORTE-s

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IL MANGE IL BOIT IL CHIQUE IL PARLE IL REMUE LES DOIGTS ET LA MOITIE DES BRAS LE RESTE C EST DE LA SOUCHE MORTE-txt

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« J’ai crié : Janet. Oh Janet. Rien. Il ne répondait pas. Sur le coup je ne me suis guère inquiété ; je le connais : il se couche dans l’herbe et tant que l’eau ne lui chatouille pas la tête il ne se réveille pas. C’est sa manière à lui. Je lui ai dit cent fois : Un beau jour vous vous noierez. Ça lui fait autant…
« Donc, il ne répond pas. Je me pensais : “Quand même : c’est étonnant que l’eau ne soit pas encore là-bas.” Seulement avec ces putains de trous de taupes, on ne sait jamais. Et je débouche le gros canal à coups de bêche.
« L’eau coulait à plein. L’herbe chantait, comme du vent. Au bout d’un moment, je crie encore. Rien. Ça, c’était plutôt drôlet. Je descends en faisant le tour. Je n’avais pas de fanal. À vous dire vrai, j’avais peur : Ça, si tu le trouvais mort. À son âge.
« Il était tout de son long étendu et raide. L’eau arrivait à un doigt de sa bouche. Pour le sortir de là, ça n’est pas allé tout seul. Je me suis enfoncé dans la terre mouillée jusqu’aux genoux.
« Nous l’avons couché. Depuis, il mange, il boit, il chique, il parle, il remue les doigts et la moitié des bras ; le reste, c’est de la souche morte.

QUE MA JOIE DEMEURE – JEAN GIONO – 02



ON NE VOYAIT PRESQUE PLUS LA GRAINE DES ETOILES-let                                                 

Extrait du roman « Que ma joie demeure »

de Jean Giono

parcours de lecture

ON NE VOYAIT PRESQUE PLUS LA GRAINE DES ETOILES-s

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ON NE VOYAIT PRESQUE PLUS LA GRAINE DES ETOILES-txt

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ils donnent certains mots de la grille.

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 On ne voyait presque plus la graine des étoiles

COLLINE – JEAN GIONO – 08

                          « J’ai crié : Janet. Oh Janet. Rien. Il ne répondait pas. Sur le coup je ne me suis guère inquiété …

JE LE CONNAIS IL SE COUCHE DANS L HERBE ET TANT QUE L EAU NE LUI CHATOUILLE PAS LA TETE IL NE SE REVEILLE PAS-let

                                                                              … C’est sa manière à lui. Je lui ai dit cent fois : Un beau jour vous vous noierez. Ça lui fait autant. »

Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

parcours de lecture

JE LE CONNAIS IL SE COUCHE DANS L HERBE ET TANT QUE L EAU NE LUI CHATOUILLE PAS LA TETE IL NE SE REVEILLE PAS-s

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— Alors, qu’est-ce qu’il y a qui ne va pas ?
Gondran pousse son verre et tousse. Un temps. Il tousse encore. Il tire son verre, s’accoude et, enfin :
« C’est le beau-père. Ça lui a pris l’autre nuit en arrosant le pré. Je l’avais mis au bout pour m’avertir quand l’eau arriverait ; moi, je surveillais la martelière. Je sais qu’il est venu deux ou trois fois à la maison pour boire, je l’ai vu passer sous la lune, puis, d’un long moment il n’a plus bougé.
« J’ai crié : Janet. Oh Janet. Rien. Il ne répondait pas. Sur le coup je ne me suis guère inquiété ; je le connais : il se couche dans l’herbe et tant que l’eau ne lui chatouille pas la tête il ne se réveille pas. C’est sa manière à lui. Je lui ai dit cent fois : Un beau jour vous vous noierez. Ça lui fait autant…
« Donc, il ne répond pas. Je me pensais : “Quand même : c’est étonnant que l’eau ne soit pas encore là-bas.” Seulement avec ces putains de trous de taupes, on ne sait jamais. Et je débouche le gros canal à coups de bêche.
« L’eau coulait à plein. L’herbe chantait, comme du vent. Au bout d’un moment, je crie encore. Rien. Ça, c’était plutôt drôlet. Je descends en faisant le tour. Je n’avais pas de fanal. À vous dire vrai, j’avais peur : Ça, si tu le trouvais mort. À son âge.
« Il était tout de son long étendu et raide. L’eau arrivait à un doigt de sa bouche. Pour le sortir de là, ça n’est pas allé tout seul. Je me suis enfoncé dans la terre mouillée jusqu’aux genoux.
« Nous l’avons couché. Depuis, il mange, il boit, il chique, il parle, il remue les doigts et la moitié des bras ; le reste, c’est de la souche morte.
« Allez un peu le voir.
— Je suis venu pour ça. »
Il déguste son verre à petits coups, lisse la corne de son sourcil, puis il entre dans la cuisine où s’affaire, aussitôt, la voix blanche de Marguerite.

COLLINE – JEAN GIONO – 07

« Il est toujours aux Bastides, mais on ne dit plus : la maison de Janet, on dit : la maison de Gondran. C’est son gendre. Janet a accepté ça. On dit : la maison de Gondran, les champs de Gondran, le cheval, la charrette, le foin de Gondran. Gondran a pris toute sa place

IL EST LARGE HAUT ROUGE L ARAIRE EST DROIT DANS SES MAINS D UN COUP DE POING SUR LES OREILLES IL A MATE LE MULET QUI MORDAIT-let                                                                              … Au fond, Janet lui en veut un peu. Il en veut surtout à sa fille, puisque c’est par elle que l’homme qui a pris sa place est venu.
Depuis, à son sens, elle ne fait rien de bien.
 »

Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

parcours de lecture
IL EST LARGE HAUT ROUGE L ARAIRE EST DROIT DANS SES MAINS D UN COUP DE POING SUR LES OREILLES IL A MATE LE MULET QUI MORDAIT-s

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IL EST LARGE HAUT ROUGE L ARAIRE EST DROIT DANS SES MAINS D UN COUP DE POING SUR LES OREILLES IL A MATE LE MULET QUI MORDAIT-txt

Un extrait plus complet

IL EST LARGE HAUT ROUGE L ARAIRE EST DROIT DANS SES MAINS D UN COUP DE POING SUR LES OREILLES IL A MATE LE MULET QUI MORDAIT-txt2

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D’abord, ça a été la maison de Janet, le plus vieux des Bastides. Celui-là, il est là depuis ses trente ans. Il était monté après avoir fait toutes les fermes de la plaine ; on ne l’y voulait plus : il se battait avec tous les valets. Trois fois la semaine il fallait courir aux gendarmes et à l’esparadrap. Sa femme est morte ici ; sa fille y a grandi. Il est maintenant dans ses quatre-vingts. Droit, dur comme un tronc de laurier, ses lèvres minces fendent à peine le buis rasé de sa figure.
Dans ses petits yeux marron, le regard blanc vole comme une mite, sur le ciel, où il devine le temps, les feuillages, où il voit la maladie à l’avance, les visages, où il surprend, lui, menteur et rusé, le mensonge et la ruse. Il est toujours aux Bastides, mais on ne dit plus : la maison de Janet, on dit : la maison de Gondran. C’est son gendre. Janet a accepté ça. On dit : la maison de Gondran, les champs de Gondran, le cheval, la charrette, le foin de Gondran. Gondran a pris toute sa place. Il est large, haut, rouge ; l’araire est droit dans ses mains ; d’un coup de poing sur les oreilles il a maté le mulet qui mordait.
Au fond, Janet lui en veut un peu. Il en veut surtout à sa fille, puisque c’est par elle que l’homme qui a pris sa place est venu.
Depuis, à son sens, elle ne fait rien de bien.
— De mon temps, on savait cuire la soupe de fèves.
— Le lièvre est bon, mais tu as mis neuf fois de l’eau dans la sauce.
Il serait heureux de la voir battre.
— Si j’étais toi, dit-il à son gendre, je lui tannerais les fesses.
— Ah ben oui, répond Gondran en riant.
La grosse Marguerite trottine sur ses courtes jambes, et, faisant la moue, lève ses sourcils débonnaires :
— Aussi, père, vous n’êtes jamais content.
Aujourd’hui, Gondran sort sur la terrasse. Il tient d’une seule main une bouteille et deux verres ; son autre bras serre contre sa poitrine une dourgue pleine d’eau fraîche et qui ruisselle jusque dans son pantalon. Il arrange la table avec le pied, pose la dourgue, les verres puis, avec précaution, la bouteille.
Il est six heures du soir, l’été. On chante du côté du lavoir.

COLLINE – JEAN GIONO – 06

« Il s’assied ; il amène un verre devant lui en le traînant sur la table.  …

   IL HAUSSE LA BOUTEILLE VERS LE JOUR -let

ELLE EST A MOITIE PLEINE DE LIQUEUR VERTE AVEC AU FOND UN FEUTRAGE D HERBES DE FEUILLES DE PETITS GRAINS BRUNS-let

                                                                             … C’est de l’absinthe qu’il fait lui-même avec l’armoise de la colline, l’anis qu’il commande au facteur, et son vieux marc. »

Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

parcours de lecture
(première grille)

IL HAUSSE LA BOUTEILLE VERS LE JOUR -s

IL HAUSSE LA BOUTEILLE VERS LE JOUR -txt

(deuxième grille)

ELLE EST A MOITIE PLEINE DE LIQUEUR VERTE AVEC AU FOND UN FEUTRAGE D HERBES DE FEUILLES DE PETITS GRAINS BRUNS-s

ELLE EST A MOITIE PLEINE DE LIQUEUR VERTE AVEC AU FOND UN FEUTRAGE D HERBES DE FEUILLES DE PETITS GRAINS BRUNS-txt

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la citation complète.

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IL HAUSSE LA BOUTEILLE VERS LE JOUR -complet-txt

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Il s’assied ; il amène un verre devant lui en le traînant sur la table. Il hausse la bouteille vers le jour. Elle est à moitié pleine de liqueur verte, avec, au fond, un feutrage d’herbes, de feuilles, de petits grains bruns. C’est de l’absinthe qu’il fait lui-même avec l’armoise de la colline, l’anis qu’il commande au facteur, et son vieux marc.
Goutte à goutte, il verse l’eau. Il a serré le col de la cruche dans sa grosse main noire, et, sans fatigue, il la tient penchée sur son verre.
Sa pipe ; deux bouffées ; puis, l’air immobile qui apporte un petit flocon de bruit.

COLLINE – JEAN GIONO – 05

« Et le facteur ne monte plus.
Sauf, parfois, à la fin du mois, quand les billets qu’on a souscrits chez le notaire tombent à échéance.
Autant dire qu’on ne le désire pas. …

CE QUI VIENT DE LA VILLE EST MAUVAIS LE VENT DE LA PLUIE ET LE FACTEUR-let                                                                                     … Personne ne contredit.
On préfère le vent qui vient du désert de Lure, qui coupe comme un rasoir, mais qui chasse les pies et indique, à ceux qui savent, le gîte caché des lièvres. »

Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

parcours de lecture
CE QUI VIENT DE LA VILLE EST MAUVAIS LE VENT DE LA PLUIE ET LE FACTEUR-s

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CE QUI VIENT DE LA VILLE EST MAUVAIS LE VENT DE LA PLUIE ET LE FACTEUR-txt

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Et le facteur ne monte plus.
Sauf, parfois, à la fin du mois, quand les billets qu’on a souscrits chez le notaire tombent à échéance.
Autant dire qu’on ne le désire pas.
Ce qui vient de la ville est mauvais : le vent de la pluie et le facteur.
Personne ne contredit.
On préfère le vent qui vient du désert de Lure, qui coupe comme un rasoir, mais qui chasse les pies et indique, à ceux qui savent, le gîte caché des lièvres.

QUE MA JOIE DEMEURE – JEAN GIONO – 01

 « Ah ! Comme il y a des choses qui parlent bien à la femme…

ET IL N EST PAS VRAI QUE LE TEMPS FINIT OU L ON EST AMOUREUSE-let2                                                  … et l’on est toujours amoureuse.
Et c’est la seule bonne chose du corps. Alors pourquoi ça finirait avant le corps ? »

Extrait du roman « Que ma joie demeure»

de Jean Giono

parcours de lecture
ET IL N EST PAS VRAI QUE LE TEMPS FINIT OU L ON EST AMOUREUSE-s

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ET IL N EST PAS VRAI QUE LE TEMPS FINIT OU L ON EST AMOUREUSE-txt

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 Ah ! Comme il y a des choses qui parlent bien à la femme. Et il n’est pas vrai que le temps finit où l’on est amoureuse. Et l’on est toujours amoureuse. Et c’est la seule bonne chose du corps. Alors pourquoi ça finirait avant le corps ?

COLLINE – JEAN GIONO – 04

 ON DIRAIT QUE CES TERRES SE SONT AVANCEES DEPUIS HIER ON LES TOUCHERAIT AVEC LA MAIN PENSE GONDRAN-let

… Le ciel est bleu d’un bord à l’autre. »

Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

parcours de lecture
ON DIRAIT QUE CES TERRES SE SONT AVANCEES DEPUIS HIER ON LES TOUCHERAIT AVEC LA MAIN PENSE GONDRAN-s

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ON DIRAIT QUE CES TERRES SE SONT AVANCEES DEPUIS HIER ON LES TOUCHERAIT AVEC LA MAIN PENSE GONDRAN-txt

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On dirait que ces terres se sont avancées depuis hier. On les toucherait avec la main, pense Gondran. Le ciel est bleu d’un bord à l’autre.