HOPPER, ou « La seconde échappée » – CHRISTINE JEANNEY -« August In The City »

Christine Jeanney publie, en version numérique, 21 textes centrés sur 21 tableaux de Hopper.
[La reproduction de ces toiles (non libres de droits) n’étant pas possible avant 2037,  des liens internes au fichier (epub ou pdf) pointent vers les sites/Musées où ces toiles sont exposées.]

Ici il est question de cette temporalité particulière aux oeuvres de Edward Hopper dont Christine Jeanney donne à percevoir l’épaisseur et la texture à travers ces 21 écrits.

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - letcr1-exp2

—-
(sans le tableau de Hopper
cliquer)

Extrait de
« Hopper ou « la seconde échappée »
de Christine Jeanney

« August In The City »

Parcours de lecture

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - sr

En clair

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - txt0r

Un extrait plus long

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - txt1r


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


La rue et son virage mène à la porte, sculptée comme une entrée d’église. La nature, la vitre, la foi, l’humain, la peur et la sérénité. Tout y serait.
Tout, son contraire, nature sombre et impénétrable en bord de la nature construite, transparence de la vitre qui ne donne rien à voir puisque personne n’y est alors qu’il y a quelqu’un. Route droite, et ce virage, déclin et pente, qu’on pourrait prendre comme on prend chaque jour des décisions (et ne pas en prendre en est une), choix d’entrer ou de rester à l’extérieur, tout et l’inverse. La seule chose qui manquerait à ce jeu qui montre le pendant de ce qui est montré, le tissu le revers collés l’un à côté de l’autre, ce serait la nuit ?
Et encore, l’attente de la nuit y est. Août ne dure jamais, le soir viendra. Il est déjà venu, le soir sur tout, le soir métaphorique, la statue en est convaincue qui s’arrache les cheveux à l’avance.
Si je cherchais un tout (chose humainement possible), je choisirais comme seule image à emporter sur île déserte, August in the City. C’est déjà fait peut-être.

HOPPER, ou « La seconde échappée » – CHRISTINE JEANNEY -« Nighthawks »

Christine Jeanney publie, en version numérique, 21 textes centrés sur 21 tableaux de Hopper.
[La reproduction de ces toiles (non libres de droits) n’étant pas possible avant 2037,  des liens internes au fichier (epub ou pdf) pointent vers les sites/Musées où ces toiles sont exposées.]

Ici il est question de cette temporalité particulière aux oeuvres de Edward Hopper dont Christine Jeanney donne à percevoir l’épaisseur et la texture à travers ces 21 écrits.

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

Slow²Reading

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - letcr1-exp2

—-
(sans le tableau de Hopper
cliquer)

 

Extrait de
« Hopper ou « la seconde échappée »
de Christine Jeanney

« Nighthawks »

Parcours de lecture

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - sr

En clair

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - txt0r

 

Proposition de lecture



* SlowReading : (lecture lente) lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : (lecture très lente) lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

 

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Il faudrait être capable de remonter le fil jusqu’à se retrouver la première fois devant Nighthawks, revivre cette seconde, la première, on regarde Nighthawks et ça n’est jamais arrivé avant.
Un temps figé sans porte, sortir n’est pas envisageable, la rue déserte vue seulement à travers la vitre, aquarium. La solitude urbaine, les bouches sourdes, les monologues intérieurs, se taire, et même parler équivaut à se taire quand les naufragés ne partagent que la nuit.
Le voir, sans les bouchons et les encombrements, le brouhaha des boîtes de chocolats et des posters, les commentaires et les versions multiples de Nighthawks, celle ou R2-D2 gît devant la vitrine, celle des Simpson, de Super Mario ou Batman, celle reconstituée de legos entièrement et l’autre détournée, un M de McDonalds remplace le PHILLIES, la fin d’un épisode de Dead like me, les occasions constantes, retrouvailles perpétuelles avec ce bar nocturne.

OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -4-

[sans état d’âme]

LE RÂTEAU RAMASSE DES - letcr1-exp

(ou
plus lisible
à cliquer)

LE RÂTEAU RAMASSE DES - letcr1-exp1

Extrait de Oblique

de Christine Jeanney

Parcours de lecture

LE RÂTEAU RAMASSE DES - s

En clair

LE RÂTEAU RAMASSE DES - txt0

Un extrait plus long

LE RÂTEAU RAMASSE DES - txt1

Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac

« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-

« Faire face à l’impossibilité » – Oblique -2-

 

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


le râteau ramasse des feuilles sans
voir, aplatit et déchire sans voir /
l’oblique c’est le râteau
 
il faudrait, dit quelqu’un,
ne pas revenir en arrière ni se relire,
car ce serait comme s’arrêter,
abandonner, rompre avec la
destination, ce serait comme
faire demi-tour
 
et maintenant que la voix est là, dit
quelqu’un, que la voix à sa place se
décide à parler, dit quelqu’un, que tu
te décides à l’entendre, dit quelqu’un,
on ne peut plus faire demi-tour
malgré que, malgré l’oblique, dit la
voix de quelqu’un assis là à côté de
moi et qui parle
 
l’oblique force à marcher tangente /
 
tangente aussi ça pourrait être un
verbe, pense-t-il pense-t-elle, mais ce
n’est pas de la fiction /
 
la fiction aiderait, la fiction rendrait
les choses supportables, elle en a la
capacité

OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -3-

[La musique comme espace de vie]

LE DOS BOSSU FACE AU PIANO - letcr1-exp

(Novice, ceci est pour toi
à cliquer)

LE DOS BOSSU FACE AU PIANO - letcr1-sr

Extrait de Oblique

de Christine Jeanney

Parcours de lecture

LE DOS BOSSU FACE AU PIANO - sr

En clair

LE DOS BOSSU FACE AU PIANO - txt0r

Un extrait plus long

LE DOS BOSSU FACE AU PIANO - txt1r

Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac

« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-

« Faire face à l’impossibilité » – Oblique -2-

Annonces vidéo

 

Les deux autres annonces (2) (3)

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Le dos bossu face au piano, son visage à
hauteur du clavier, ses yeux guettent
les sons, le sourire lorsqu’il dit ce qu’il
sent dans cette phrase de Mozart, ce
geste, ce souffle, ces
mesures, diminuendo, les traits serrés
et les yeux implorants, l’apparence du
profond désespoir dans la
concentration ultime, ce qui bouge
dans la lumière, l’écran est noir puis
fulgurant de ces sourires, l’orage, la
nuit.

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY – OSCAR WILDE – 6

Slow²Reading

[Des mots qui ne sont pas si loin
l’un de l’autre qu’on pourrait le croire.
Lucidité d’un cynique ?]

CONSCIENCE ET LACHETE C EST - letcr1-exp



(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
–  à cliquer – )
CONSCIENCE ET LACHETE C EST - letcr1-sr

Extrait du roman « Le Portrait de Dorian Gray »
d’ Oscar Wilde

(Nouvelle traduction de Christine Jeanney éditeur publie.net )

Parcours de lecture
CONSCIENCE ET LACHETE C EST - sr

L’extrait en clair

CONSCIENCE ET LACHETE C EST - txt0r

Pour voir ce qu’apporte la nouvelle traduction de Christine Jeanney
une ancienne version du même passage  

Extrait plus long

CONSCIENCE ET LACHETE C EST - txt1r

 


* Slow²Reading : lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Merci de signaler une erreur 


J’ai eu peur, j’ai décidé de partir. Ce n’est pas ma conscience qui m’a poussé à agir ainsi ; c’est la lâcheté. Je ne me félicite pas d’avoir tenté de fuir.
— Conscience et lâcheté, c’est exactement la même chose, Basil. Conscience, c’est le nom de la marque de l’entreprise. Voilà tout.
— Je ne crois pas, Harry. Mais, peu importe le motif — c’est peut-être de la fierté, si j’ai jamais été fier — je me suis rué vers la porte.

OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -2-

[Tant à oublier
pour traverser le quotidien.]

L IMPOSSIBLE TEMPS DE TENDRESSE - letcr1-exp

(Novice, ceci est pour toi
à cliquer)

L IMPOSSIBLE TEMPS DE TENDRESSE - letcr1-sr

Extrait de Oblique

de Christine Jeanney

Parcours de lecture

L IMPOSSIBLE TEMPS DE TENDRESSE - sr

En clair

L IMPOSSIBLE TEMPS DE TENDRESSE - txt0r

Un extrait plus long

L IMPOSSIBLE TEMPS DE TENDRESSE - txt1r

 

 


Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac

« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-

« Faire face à l’impossibilité » – Oblique -2-

 

Annonces vidéo

 

Les deux autres annonces (2) (3)

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY – OSCAR WILDE – 5

Slow²Reading

[Fascination du peintre pour son (futur modèle)
le destin de l’un et de l’autre est en marche]


J AI FAIT DEMI TOUR ET J AI VU - letcr1-exp


(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
–  à cliquer – )
J AI FAIT DEMI TOUR ET J AI VU - letcr1-sr


Extrait du roman « Le Portrait de Dorian Gray »
d’ Oscar Wilde

(Nouvelle traduction de Christine Jeanney éditeur publie.net )

Parcours de lecture
J AI FAIT DEMI TOUR ET J AI VU - sr

L’extrait en clair

J AI FAIT DEMI TOUR ET J AI VU - txt0r

Extrait plus long

J AI FAIT DEMI TOUR ET J AI VU - txt1r

 


* Slow²Reading : lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Merci de signaler une erreur 


Je parlais depuis dix minutes avec d’imposantes douairières, toutes pomponnées, et des académiciens assommants, et j’ai soudain réalisé qu’un regard me fixait. J’ai fait demi-tour et j’ai vu Dorian Gray pour la première fois. Quand nos yeux se sont croisés, j’ai senti que je devenais pâle. Et une étrange sensation de terreur m’a envahi. Je savais que j’avais en face de moi un être totalement fascinant et que, si je le laissais faire, il m’absorberait tout entier, moi, mon âme, et même mon talent. Je ne veux pas que ma vie soit influencée par l’extérieur. Vous savez, Harry, comme je suis indépendant de nature. Mon père me destinait à l’armée. J’ai insisté pour aller à Oxford. Ensuite il m’a fait inscrire à Middle Temple. Avant d’avoir avalé une demi-douzaine de dîners, j’ai quitté le barreau et annoncé ma décision de devenir peintre. J’ai toujours été mon seul maître ; enfin je l’avais toujours été, jusque-là, jusqu’à ce que je rencontre Dorian Gray. Voilà — je ne sais pas comment vous l’expliquer. Quelque chose me disait que j’étais proche d’un bouleversement terrible dans ma vie. J’ai eu cette sensation étrange que le Destin me réserverait des joies exquises, des chagrins délicieux aussi. Et j’ai su que si je parlais à Dorian, je tomberais immédiatement sous sa coupe, qu’il valait mieux ne pas lui parler. J’ai eu peur, j’ai décidé de partir. Ce n’est pas ma conscience qui m’a poussé à agir ainsi ; c’est la lâcheté. Je ne me félicite pas d’avoir tenté de fuir.

PIQUETURES – CHRISTINE JEANNEY – 2

Christine Jeanney publie, en version numérique : PIQUETURES.
« Assemblage en forme de coq à l’âne, qui passe du très proche au très lointain dans ses thèmes, et du paragraphe au fragment en vers libres dans sa forme.« 

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

Slow²Reading

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - letc1-exp

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(pour les novices
à cliquer
les liens entre les mots sont donnés)

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - letc1-sr

—-

Extrait de
« PIQUETURES »
de Christine Jeanney

Parcours de lecture

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - sr

En clair

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - txt0r



* SlowReading : (lecture lente) lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : (lecture très lente) lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


la verticale décide de tout, c’est tyrannique – descendre debout l’escalier, s’incliner, lancer les bras bravement vers l’avant, prendre et tordre, assembler, debout, se déplacer en gardant le dos droit, s’asseoir genoux pliés, lignes des tibias rigide et prêt à repartir tendu, segmenté, traverser l’air en l’ignorant, conserver le tranchant, bien droite ou décidée à le rester, bien droite ou en attente de le redevenir, jusqu’au soir, (est-ce que la lumière est la cause ?) jusqu’au soir où les droites vont mourir doucement – c’est une séparation constante et difficile – les courbes, les arrondis ne viennent que la nuit

LOTUS SEVEN – CHRISTINE JEANNEY -2-

[Une peur que certains,
enfant,
ont pu connaître.]

LA NUIT LA TENSION DE NE PAS - letcr1-s

 

(à cliquer)

LA NUIT LA TENSION DE NE PAS - letcr1-exp

Extrait de Lotus Seven

de Christine Jeanney

Parcours de lecture

LA NUIT LA TENSION DE NE PAS - sr

En clair

LA NUIT LA TENSION DE NE PAS - txt0r


Présentation de l’oeuvre par Thierry Beinstingel

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


La tension invisible tire. C’est lorsque tu attends qu’il rentre, s’il rentre, dans la pendule et le bruit de sa toux. L’idée idiote pendant qu’on te parle, tu as pourtant besoin de paix, et la nuit, la tension de ne pas savoir dormir, la peur de l’avoir désappris (on pourrait désapprendre à vivre aussi).

LOTUS SEVEN – CHRISTINE JEANNEY -1-

 

[Une voiture mythique,
d’une série télévisée : « Le prisonnier »
devenue elle même un mythe.]

 

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - letcr1-s

 

(à cliquer)

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - letcr1-exp

Extrait de Lotus Seven

de Christine Jeanney

Parcours de lecture

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - sr

En clair

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - txt0r

Extrait plus long

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - txt1r

Le générique du premier épisode du prisonnier
L’arrivée

L’épisode complet (s’il existe encore ici)


 

Présentation de l’oeuvre par Thierry Beinstingel

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Que le début, personne encore, quand le point s’allonge et s’approche, ne sait nommer Lotus Seven, personne ne sait encore décrire, bien trop rapide et bien trop neuf. Le nouveau né germé à dévisager soupeser et sentir avant la mesure de son visage et si un contact s’établit. Lotus Seven qui fuse alors que pas encore construite.
Se pencher sur elle plus tard, Lotus Seven, nom à réhydrater de mémoire alors qu’elle file. On ne monte pas brutalement dans ce rêve, à bord de cette réinvention de ferraille idéale, bouts éclats tiges joints si pertinents unis ensemble à oublier que c’est bricoles, menue monnaie, de boulons, de billes, roulée au sol et privée de matière.