Richard Powers : des hommes et des arbres

intelligence des arbres

Après « l’intelligence des arbres » (qui a convaincu/verti certains et en a fait sourire d’autres) le livre de Richard Powers défend la même cause   (la reconnaissance d’une vie ignorée)en utilisant le même chemin : l’arbre dans son roman « L’Arbre-Monde« .

arbre monde

Invité ce jour chez France Culture l’auteur a évoqué tout ce que l’élection de Donald Trump a détruit en 6 mois des efforts faits aux Etats-Unis pour lutter contre la destruction du patrimoine de l’humanité des vivants.

Triste tableau et défense passionnée autant qu’argumentée et raisonnée de Richard Powers dont l’objectif est de prolonger chez son lecteur la révélation qu’il a eu lui même en découvrant ce qu’est (ce qu’il en reste) une forêt primitive, et par là même, toutes les richesses que l’homme brûle chaque jour de façon accélérée. (Donald Trump a récemment rendu « exploitables » des zones de parcs protégés et l’on continue aux USA à couper des « arbres primitifs »)

Il faut bien sur (pour tous ceux qui partagent ce point de vue) louer un tel objectif (en attendant d’apprécier le contenu de son roman). Cependant si on établit un parallèle  entre la lutte pour sauver la planète dans laquelle sont engagés les écologistes et le(s) combat(s) pour la liberté et l’égalité qu’ont menés les démocrates convaincus, on peut s’inquiéter des étapes par lesquelles passent de tels entreprises et notamment de la phase ultime.
En effet, chaque fois que, par les moyens ordinaires, ce type de lutte n’a pu triompher, voire même, n’a fait que renforcer ses adversaires en lui donnant des pistes de développement et d’amplification de son emprise, toutes ces fois que au-delà de la déception, le désespoir à envahi les partisans d’une « juste cause », le recours à d’autres moyens que la persuasion, la voie des urnes, la négociation … la guerre civile même a été jugé nécessaire.

Dans le cas de l’écologie, ce type de réaction serait bien plus grave. Car l’ennemi (du vivant que l’on souhaite défendre) serait alors l’humanité elle même.
Ainsi, plus il y aura de gens convaincu du rôle destructeur de l’humanité face à l’ensemble du vivant, plus il deviendra évident que, par la voie des urnes aucun changement n’est possible et, dans le même temps, plus les messages d’alerte feront sentir l’urgence autant que constater les dégâts et plus le désespoir et tout ce qu’il engendre se répandra dans les coeurs et incitera certains à passer à la phase ultime de la lutte.

C’est pourquoi on peut craindre que …

PARMI LES ÉTUDIANTS EN VIROLOGIE-letcou

Certains films évoquent déjà ce possible …

Il n’est pas sans signification que Terry Gilliam réalisateur de l’un d’eux ait récemment donné un film où il évoque Don Quichotte (L’Homme qui tua Don Quichotte)

Le personnage à la queue de cheval a peut-être pensé endosser le rôle le tueur d'humanité-
de l’homme chevaleresque qui lutte contre les méchants géants … en lien avec ce qu’il a appris à l’école et qu’il a parfaitement compris.

compétences planete

[Extrait du Socle commun des compétences

Tout ce qu’il est indispensable
de maîtriser à la fin
de la scolarité obligatoire]

 


Au-delà des messages d’alerte qui ne font parfois qu’aviver les souffrances ou renforcer l’indifférence, notamment quand toute action est stérilisée par la réaction , c’est au niveau de ceux qui ont le plus à perdre (les possédants) que doivent s’initier les mesures qui éviteront les deux dangers ultimes … celui pour la planète et celui pour l’homme qui ne sauverait « que (!) » la vie sur Terre.

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