VOUS VIVEZ DANS QUEL MONDE ? – CHRISTINE ZOTTELE – 2

Dans quel monde vous vivez - couverture« À la question « Dans quel monde vous vivez ? » je fais différentes réponses, selon les jours, selon mon humeur, selon la météo… Différentes réponses tout aussi vraies les unes que les autres. Je crois qu’il en va ainsi pour chacun d’entre nous : nous vivons tour à tour dans plusieurs mondes. Plus ou moins vivants.

Pour ma part, le monde du collège (…) me fait vivre et me permet de rejoindre d’autres mondes.

Le monde noir, blanc et silence des pages imprimées, par exemple. Depuis longtemps, depuis l’enfance, mon refuge et mon voyage. Dans le monde de la fiction, nous vivons plus intensément, plus fort, plus libres et tout fait sens. Libre à nous d’en sortir à notre gré.

Le monde où je vis s’écrit aussi. (…).

Bref, quelle était la question ? Dans quel monde vous vivez ? Je vis dans le vaste monde. Je vis dans un monde qui ne se pose pas de questions et ça me pose question. Je vis dans un monde de certitudes et je crois que ce n’est pas mon monde préféré. Je vis dans un monde noir, blanc – et cependant haut en couleurs – et silence.« 

Christine Zottele

disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 


IL NE FAUT PAS QUE JE TRAINE - letcr10

Extrait du recueil de nouvelles
« Vous vivez dans quel monde ? » de Christine Zottele 

« Portrait de l’auteure en fissurelle clypidine »

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Itinéraire de lecture

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 Extrait plus long

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Marcher dans la presque nuit du presque été. Où est ce maudit passage? Elle avait dit après la barre Verlaine à droite jusqu’au square Prévert; tu peux pas le manquer, il y a plein de roses trémières en ce moment. La brèche est derrière. Ça fait deux fois que je passe par là et je me retrouve toujours dans l’allée Rimbaud. Je rabats la capuche, reviens sur mes pas, il ne faut pas que je traîne longtemps dans le quartier. Ils peuvent devenir méchants, les poètes.

LE TORT DU SOLDAT – ERRI DE LUCA – 1



LA VOIX DES GARDIENS - letcr1

Extrait du récit « Le tort du soldat »
de Erri De Luca

Parcours de lecture

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La voix des gardiens de prison se grave en haute-fidélité dans l’insomnie des prisonniers.

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT – LOUIS-FERDINAND CÉLINE – 7 –

De quoi faut-il avoir le plus
peur ?



COMME ON CHANGE J ETAIS UN - letcr1

 

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Pour une lecture plus lente

COMME ON CHANGE J ETAIS UN - let1



                                                                 

Extrait du roman « Voyage au bout de la nuit  »
de Louis-Ferdinand Céline

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Parcours de lecture

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combien n’aurais-je pas donné à ce moment-là pour être en prison au lieu d’être ici, moi crétin ! Pour avoir, par exemple, quand c’était si facile, prévoyant, volé quelque chose, quelque part, quand il en était temps encore. On ne pense à rien ! De la prison, on en sort vivant, pas de la guerre. Tout le reste, c’est des mots.
Si seulement j’avais encore eu le temps, mais je ne l’avais plus ! Il n’y avait plus rien à voler ! Comme il ferait bon dans une petite prison pépère, que je me disais, où les balles ne passent pas ! Ne passent jamais ! J’en connaissais une toute prête, au soleil, au chaud ! Dans un rêve, celle de Saint-Germain précisément, si proche de la forêt, je la connaissais bien, je passais souvent par là, autrefois. Comme on change ! J’étais un enfant alors, elle me faisait peur la prison. C’est que je ne connaissais pas encore les hommes. Je ne croirai plus jamais à ce qu’ils disent, à ce qu’ils pensent. C’est des hommes et d’eux seulement qu’il faut avoir peur, toujours.