Babel – genèse – aqua – 4

[D’après Frid’rick ]

Les eaux du haut
et
les hauts du bas

04 - NUL NE SAIT D OÙ IL SUBTILISA - letcr1-exp-

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Des nuages
il fit la mer
et de la mer
il fit les nuages

?

Mais tout cela avec une si grande vivacité
– et l’amitié indéfectible du temps –
que le principe de conservation de la matière
en s’en trouva totalement dérouté.


Parcours de lecture

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Nul ne sait d’où il subtilisa de quoi produire ce premier déluge pour la raison qu’alors nul n’était présent pour le voir.

 

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Chant à faire et à défaire – SERGE MARCEL ROCHE – 3

Les mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes :

(Précédés dans l’oeuvre d’une introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - letcr1-exp
       


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LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - letcr1

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Chant à faire et à défaire »

Itinéraire de lecture

LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - sr

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 Un extrait plus long
LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - txt1r

 

Proposition de lecture de ce passage

 

 

Serge Marcel Roche en ses lieux virtuels : Chemin tournant



Nous descendions – le sable était de mer – vers les boutiques de la ville, or cet homme-là n’aime pas la mer, mais les regards étaient d’étoiles et les corps de cendre chaude. Au retour les lampes à terre noyaient le jour dans leur lumière, la chambre sans fenêtre sentait le linge humide, le savon, et pour tromper l’angoisse il n’y avait qu’un vieux journal populaire.  
 
Il n’y a que le sable gris du ciel pour servir de carte sur la table du présent où la solitude a mis le couvert. La blanche tristesse du jour désoriente l’horizon, la pensée s’accoude au silence, le cœur saisit le couteau du rêve entre les plis de la saison. Vient le crépuscule du soir qui ramasse les miettes de l’attente, parce que l’on n’a rien d’autre à manger.  
 
Sur la route passe une auto, c’est le même jour qu’hier, le même rouleau de poussière et dans les yeux à peine ouverts des cases la même fatigue qui se lit. Il n’y a guère que le bain dans l’eau vierge de la rivière qui change quelque chose au refrain. 
 
Dans la nuit il n’y a que la brume et la poussière et le pilon sourd du temps, le son du bois fendu par une femme tard rentrée, une lampe, des mains tendues, la rumeur de la ville coulant vers la frontière, vers un ailleurs ignoré des ombres qui glissent. 
 
Sur le tranchant du sommeil, devant la case au bord du jour, à la lisière des yeux noirs de la forêt, à la frontière d’un ailleurs sans nom, il n’y a que la cicatrice de la piste dans le regard, le long des reins la cendre tiède, la poussière, la racine amère du matin, le froid laissé par les étoiles, le soleil incertain, la salive jetée en terre, les reliefs du rêve, les franges de la brume, et l’eau de la rivière en bas qui nous attend.

Cause commune – Philippe Aigrain – 1

 

[Les acteurs de la « distribution marchande des produits des industries culturelles » s’agitent en tous sens (et à tous prix) pour boucher ce qui n’est plus des fuites dans leurs « conduits », mais le cours naturel d’une eau dont ils prétendaient être les distributeurs exclusifs.]

C EST UNE SORTE DE SUCCÈS FATAL OBTENU À UN PRIX  -  letcr1-exp

(ou à cliquer)
ÉCRIRE MOBILISE TOUT - letcr1

Extrait de
Cause commune
essai de
Philippe Aigrain
aux éditions publie.net

Parcours de lecture

ÉCRIRE MOBILISE TOUT - s

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C EST UNE SORTE DE SUCCÈS FATAL OBTENU À UN PRIX  -  txt0

Un extrait plus long

C EST UNE SORTE DE SUCCÈS FATAL OBTENU À UN PRIX  - txt1

Vidéo : Quelle réforme nécessaire pour une culture libre ?

Philippe Aigrain sur France Culture (audio)

Il bricole aussi ici


Le projet des industries culturelles audiovisuelles et musicales d’imposer la rareté des copies des œuvres numériques qu’ils éditent pour transporter leurs modèles éditoriaux sur internet débouche sur une situation très paradoxale.
C’est une sorte de succès fatal obtenu à un prix exorbitant.
Succès certes, bien que les copies non-autorisées continuent à se répandre, car ces œuvres promues de façon de plus en plus coûteuse et dans des cycles de vie de plus en plus courts parviennent à capturer une part massive de l’attention du public. Mais succès de plus en plus étriqué, puisque l’offre se resserre sur un nombre de titres qui ne peut plus être réduit sans tailler dans le gras, avec une part prédominante de « valeurs sûres ».
Certaines majors sont conscientes de s’enfermer ainsi dans une impasse, et s’efforcent de réinjecter quelque diversité, mais au fond elle a commencé à leur échapper.

Babel – genèse – vapor – 3

[D’après Frid’rick ]

Le grand alchimiste
à l’athanor
devant sa cornue

03 - DES GAZ LIBÉRÉS PUIS - letcr1-exp11

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L’étincelle
puis la flamme

sous la corne d’abondance
qui fait le reste.


Parcours de lecture

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Des gaz libérés puis enflammés notre homme solitaire premier alchimiste par condensation obtient l’eau des nuages.

theese flatlands

[bien évidemment une surface stable est toujours utile
pour poser le pied
et plus confortable
pour y progresser … mais]


DU POINT DE VUE DE L ÉPAISSEUR - letcr1-exp

(Texte plus contrasté, cliquer ici)

Parcours de lecture

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Du relief  ici :  Tokaïdo     Yoshida (Toyogawa – bashi -34e relais)


Du point de vue de l’épaisseur, le ragot est au discours scientifique ce que le poème est au discours politique.

 

Les marchands de peur

Lorsque l’on parle de « la carotte et le bâton« , il ne faut pas oublier que chez un être doué de conscience, l’évocation de l’objet est parfois plus efficace encore que l’objet lui-même.

Chez un tel être « La menace est plus forte que l’exécution »

Ainsi dans le monde du vivant, l’effet peut agir sur la cause, un des véhicules de cette action, tout à fait ignorée des savants mécanistes, est la peur , sujet du livre dont il est question ici, sujet qui occupe chaque jour une place croissante dans nos vie au fur au point qu’il peut être le principal motif d’élection d’un homme à la tête d’un état.

« L’idéologie…
SÉCURITAIRE EST CHARGÉE DE - letcr1-exp1


(texte plus contrasté cliquer ici)


Extrait de l’essai de
Mathieu Rigouste

LES MARCHANDS DE PEUR

La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire

Parcours de lecture

SÉCURITAIRE EST CHARGÉE DE - s
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SÉCURITAIRE EST CHARGÉE DE - txt0
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Lecture des premières pages (introduction)

 

Pour lire un antidote à la peur
du côté de chez   Ici : « je danse à moitié nue … »
(l’oeil bande)


 

Babel – genèse – ignis- 2


[D’après  Frid’rick]

une étincelle
un pet
d’autres inventeront un nom savant

02 -POUR NE PAS TROP CHOQUER - letcr1-exp3

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Un léger déséquilibre.

et c’est parti pour
un tour
(uni vers)
avec 
le début d’un (petit) monde 
en expansion


Parcours de lecture

02 -POUR NE PAS TROP CHOQUER - sr

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02 -POUR NE PAS TROP CHOQUER - txt0r
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Pour ne pas trop choquer les tenants de la version officielle on dira qu’il possédait des allumettes et qu’il s’en est servi.

Babel – genèse – ordinem tedium – 1


 

[D’après Frid’rick]

L’ordre, c’est un peu triste,
tout n’y a plus
qu’une seule place

01 - AU TOUT DÉBUT ÉTAIT L ENNUI - letcr1-exp1

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Assurément il va falloir produire !
Produire du meilleur produire du pire
mais produire quelque chose.

C’est à cela qu’il va s’atteler
pour le meilleur et pour le pire.


Parcours de lecture

01 - AU TOUT DÉBUT ÉTAIT L ENNUI - sr
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Au tout début était l’ennui, l’ordre régnait en tout et partout et celui qui l’occupait n’en finissait pas de se lamenter.

Méfiance –

 

LA PLANTE CARNIVORE PIÈGE - letcr1-exp

… Méfie toi de l’amour »

 

Parcours de lecture
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LA PLANTE CARNIVORE PIÈGE - sr

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LA PLANTE CARNIVORE PIÈGE - txt0r


La plante carnivore
piège, capture, dévore
tout de l’insecte
sans désir de violence
peut-être même avec amour

méfie toi de l’amour

HUIT HISTOIRES DE FANTÔMES – La fiancée disparue – JEAN-BAPTISTE FERRERO – 7

« Le monde est une vaste chambre pleine de recoins, de cachettes et d’ombres où se dissimulent des ombres. La plupart
des gens ne s’en rendent pas compte, tout occupés qu’ils sont à se livrer à de graves et inutiles affaires de première importance. Ils s’agitent, caquètent, paradent et se pavanent, amoureux de leurs reflets dans les flaques d’eau et aveugles, sourds à tout ce qui n’est pas eux.
Moi, j’ai arrêté de jouer il y a longtemps.
Quand Elle est partie. »
(De la préface)

Une présentation chez les cosaques des frontières

L’oeuvre est disponible au prix d’un café au bord de mer* au format epub ou pdf
aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

*Dixit Christophe Sanchez, et il s’y connait en bord de mer … et en café.


[Une enquête qu’il était sur le point de refuser … parce qu’il n’est pas un charognard.] J AI LE COEUR BIEN ACCROCHÉ - letcr1-exp

        …et la bêtise ordinaire des organisations publiques et privées suffit à satisfaire mon appétit d’anecdotes déprimantes.

 

Extrait de « Huit histoires de fantômes – la petite voix des morts »
de Jean-Baptiste Ferrero

 « La fiancée disparue »

Itinéraire de lecture

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  —

 En clair le passage complet


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 —

Un extrait plus long

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Lecture des premières pages de la nouvelle


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Ça fait belle lurette que le métier d’enquêteur privé ne se résume plus à la filature des époux volages et de toute façon, j’ai presque toujours refusé les affaires privées pour me concentrer sur le monde des entreprises. Ma vie est bien assez sordide et déprimante sans que je me coltine les pathétiques problèmes familiaux de mes contemporains.  Celui qui, tel le Diable boiteux de Lesage, pourrait soulever le toit des maisons pour scruter la vie intime de ses voisins y découvrirait pour l’essentiel un cloaque de bassesse et de médiocrité, le genre de bouillon de culture qu’un microscope pourrait révéler dans une plaie gangrenée. J’ai le cœur bien accroché mais mon goût pour la charogne s’arrête au fameux poème de Baudelaire et la bêtise ordinaire des organisations publiques et privées suffit à satisfaire mon appétit d’anecdotes déprimantes.