Et son image te dit
que
c’est l’autre
l’é-NORME
tous les autres
les vivants

Lequel l’est vraiment ?
Léonard de Vinci
l’homme écartelé entre l’ange et la bête
à répondu par un sourire
Et son image te dit
que
c’est l’autre
l’é-NORME
tous les autres
les vivants

Lequel l’est vraiment ?
Léonard de Vinci
l’homme écartelé entre l’ange et la bête
à répondu par un sourire
L’image est d’Anna Jouy
Sa vue m’a immédiatement transportée dans ce passage de
« La où la vie patiente »
que le site de Jan Doets (les cosaques des frontières)
a publié récemment sous le titre
» Leçon de lecture »
—–
—
–
Qui n’a pas vécu ces trous
ces absences
(ou trop grande présence à autre chose
un ailleurs plus vaste, plus libre, plus bleu, plus flou, moutonneux)
face à la question du maître
(Heureux celui qui dans ces instants gris et menaçant
parvient à fuir … là )
—–
Les autres extraits du roman d’Anna
Tous les arbres sont dans l’armoire
Les escaliers, la chambre sous le toit
*
échappé
de la paranoïa
grâce à d’efficaces
incantations
il entame
un nouveau cycle
*
Extrait de
« Une sorte de journal »
que Daniel Bourrion publie
sur son site
Face Ecran

—
Pour lire son poème entier, daté du 21 février 2017
(L’oeil attentif verra sur l’image originale – à condition de l’agrandir –
une petite aiguille de pin
lovée au creux de l’écorce
…
l’auteur ?
Lui qui dit être « caché sous … »)
(à cliquer)Daniel Bourrion chez Publie.net
Le lire en ligne sur face-ecran
À errer en chemin, mâcher l’écorce ; je regarde fondre les cercles, et puisqu’il faut se perdre, ce sera dans la bruine qui vient partout avec ; venez, amies, nous sommes cachés sous la rocaille, dans cet effondrement digne de vacances sans fin.
*
plus
c’est
parfois
moins
*
—
Réalité augmentée
Corps augmenté
…
la vie n’est pas régie par le nombre
l’addition et le … reste
…
A vouloir augmenter l’infini
on en sort
rétréci
*
René Daumal
évoquait une étymologie
(par sympathie)
qui convenait mieux
au mot science
que le lointain sapience
…
il s’agirait de
scire (scier).
*
– Un lapin et de l’encre rouge! Cria soudain le Professeur en se tournant vers ses assistants. L’un d’eux ouvrit sa valise et en sortit par les oreilles un magnifique lapin russe qui gigotait et grinçait des dents. Un autre apporta un petit baquet de tôle et y mélangea de l’eau avec une poudre rouge.On immergea le lapin et on le sortit écarlate du bain. On l’égoutta, et leProfesseur le souleva à bout de bras par les oreilles.Qu’est-ce que je tiens là ? me demanda-t- il.Un lapin teint en rouge.

*
être
appelé
sous les drapeaux
y partir
y rester
avoir son nom
gravé dans une pierre
qui
les jours de canicule
procurera un peu d’ombre
au passant
*

Il est discret
mais couvert d’or
cet avion
dans ce ciel en colère
qui flamboie
mais il annonce ce qu’allaient devenir nos guerres :
l’anonyme distributeur de mort en l’air
et le peuple
qui la reçoit
à terre.
à cliquerA partir d’un vers
en six mots
offert par
Paul Lambda
sur twitter
et d’un retour
des mots
vers lui
—-
Les trois opus
du journal de bords
de Paul Lambda
*
*
le sens des mots
a dévoré le mot
La théorie de l’information
est parvenue à faire croire
qu’ils avaient été inventés
pour passer du code
et l’écriture
qui décompose la parole en signe
fait le reste
pourtant
Il est une théorie selon laquelle la condition d’animal non conscient de sa mort
serait un choix
(à l’inverse de celui de l’homme)
tout comme par exemple le retour à la mer du dauphin
et cela pour de nombreuses raisons
dont celle-ci :
ne pas sentir (porter sur soi l’odeur de) la mort … toute sa vie
Cette odeur même qui serait la raison pour laquelle
les animaux ayant fait ce choix
et restés à l’état de liberté (on dit aussi « sauvage »)
craindrait la proximité de l’homme … plus que la mort elle même.
(Voir « Le génie de la bêtise » de Denis Grozdanovitch où cette théorie est évoquée)
*
[Avec lui
tu chercheras
avec lui tu trouveras
et tu sauras
perdre
ce qui n’était pas
une proie]
Serge-Marcel Roche
après l’arbre
dans « glossaire incertain 8 »
nous parle
de l’oiseau.
[que moi aussi je cherche
– Merci à lui de m’en rapprocher autant –
tout en redoutant
de le trouver.
…
Les animaux craignent tant
la présence de l’homme
que sa peur de la mort
– cette odeur tenace qui précède nos pas –
effraie plus
que la mort elle-même.]

Extrait de son poème
glossaire incertain – 9
On peut retrouver Serge-Marcel Roche
en ses terres virtuelles
Chemin Tournant
à cliquer