Caravaggio…non sono i tui colori ! peccato !

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*

[les parts d’ombre
et de lumière
affadies]

*


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(cliquer pour le parcours de lecture)

100 000 lires


Quelle désolation pour le peintre de l’extrême clair obscur de se retrouver en plein pastel !

38 nuances de bleu

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[un peu de bleu
à l’âme]

*

*


d’une acrylique empruntée *

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  • d’autres ici

La famille te fait parfois des bleus au cœur mais aussi du bleu dans les yeux.

 


Oeuvre que l’on peut retrouver sur facebook à denise louin,
ou sur le site louin-lecoeur artmajeur.com. (ou wizzz nisette de télérama )

Peur – Christophe Sanchez

sous-les-tremblements-de-ta-terre-let**[Un écho
à cette vie imprévisible
de la terre
qui fait trembler
ces jours de fin d’octobre
les pieds
ce ceux qui foulent
celle-ci*]

*


« Peur« 

poème de Christophe Sanchez

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Christophe Sanchez en ses murs
(percés d’ouvertures multiples)

* Dans le même temps (il y a deux jours) sur des terres secouées elles aussi périodiquement de « blessures »


Sous les tremblements
De ta terre blessée
Où l’ombre git sur le pavé
Ton corps chu sur des corps
A peur

*

Ce serait – Brigitte Celerier

francois-villon-le-mauvais-garcon-sait-comme-nulle-autre-let*

*

[… ce bandit de grand chemin
qui pourtant
savait …]

*

*


Brigitte Celerier
a publié chez Jan Doets
aux éditions Qazaq
« Ce serait … »
(extrait de « Ce serait … Notre Dame« 

francois-villon-le-mauvais-garcon-sait-comme-nulle-autre-letex

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


Les lieux où
Brigitte Celerier choisit, évoque et lit, en voix, d’autres textes, d’autres auteurs : BRIGETOUN

Ses écrits, ses ciels, son Avignon et le monde qui habite autour :
PAUMÉE 


Ce serait … l’hiver
Ce serait au Musée d’Orsay une rencontre amicale.
 
Elle serait descendue de la porte de l’Enfer, elle se serait assise, repliée, se contemplant, et comme Rodin lui aurait donné le nom de Belle heaulmière elle se chantonnerait doucement, en désolé murmure intérieur 
 
Quand je me regarde toute nue
Et je me voy si très-changée
Pôvre, seiche, mègre, menue
Je suis presque toute enragée… parce que François Villon le mauvais garçon sait comme nulle autre prendre voix d’humble femme. 
 
Mais en fait, non, ce ne serait pas là la belle heaulmière, la sombre pensée de bronze, mais l’hiver le marbre taillé par Victor Peter à sa ressemblance. 
 
Passée de l’ombre de la déchéance remâchée à la plainte lumineuse de la neige, ou du squelette qui attend, s’annonce sous les baroques draperies, les lambeaux de chair distendue dans l’âge et l’absence,
ce squelette qui reste là, qui dit qu’elle fût belle, qui le demeure
et au dessus de l’ovale décharné du visage, le crâne est doucement, tendrement, arrondi
et le cou est long, et les clavicules saillantes se relient doucement aux bras fins qui se souviennent de leur tendre modelé
et sous les seins et le ventre mous, se dessinent les belles proportions d’un corps souple que l’un de ses amants disait de liane, pauvre gars devenu par sa grâce poète sans originalité, à l’impossible nul n’est tenu,
et les longues cuisses, et les tibias, les grands pieds minces se souviennent de sa marche triomphale, traversant un pré, un matin d’été, sous le regard de son ami.
Et je ne sais si elle se lamente avec la véhémence de la belle heaulmière, ou si elle se souvient en douce nostalgie.

journal de l’aube : « les cheveux du sommeil » – Anna Jouy

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[A quoi tient
le sommeil ?]

*

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Anna Jouy donne
en ses Mots Sous l’Aube
(poèmes)
« Les cheveux du sommeil »

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(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


Le poème chez Anna Jouy
… le rêve échevelé


les cheveux du sommeil hantent la lune. je cherche la boussole des voyageurs de nuit. ma tête effilochée matière glisse parmi les faisceaux masqués du gris de l’âge. ma tête rudimentaire planète des signes piste de cailloux les crevasses du songe. je m’enfonce ainsi avec désespoir de retour sur les traces que laisse le futur. noble défi des braqueurs de l’âme.un oiseau donne l’alarme d’un cri qui ploie le silence des fers. j’évoque alors la venue des impossibles lueurs. la portée de l’obscur est de nombreux nuages, scolopendres farceurs cousant leur venin à la mort avec des tignasses humaines. alors debout dans la salle des cisailles, je tonds mon repos de ces lianes veilleuses du zéro à l’infini.

Là où la vie patiente – Anna Jouy – [éditions Qazaq]

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si-elle-se-baisse-et-marche-let*

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[Et si le ciel
était
en bas ?]

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« Là où la vie patiente »
aux éditions Qazaq
dans la collection « Ardoise »


Extrait de « Le gravier »

si-elle-se-baisse-et-marche-letex

(à cliquer pour le parcours de lecture)


Le livre est disponible en format numérique
(pdf ou epub)
ici 

Jan Doets présente l’oeuvre
sur son refuge des « Cosaques des frontières »
ici


Si elle se baisse et marche ainsi la tête presque sur ses souliers, elle voit des choses.

 


Ernst Jünger – Chasses subtiles

les-delectations-du-regard-avaient-let*

*

[du regard
qui se promène
à celui
qui (se) projette]

*

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les-delectations-du-regard-avaient-letex*

Extrait de la toute première page du livre que Ernest Jünger consacra
à la cincidele et autres hôtes plus ou moins discrets de la planète.


Les délectations du regard avaient fait place au plaisir de l’observation précise, préméditée et mathématiquement formulée

L’homme, une matière première

on-en-vient-a-se-demander-let*

*

[Pour certaines industries de pointe
l’homme est devenu la matière première]

*


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on-en-vient-a-se-demander-letex

Extrait d’un article du journal Le Monde
« Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out »


On en vient à se demander si la fonction réelle de l’entreprise ne serait pas le concassage de l’individu.

Ciel de « paumée » (toute la matière a été pillée sur le site de Brigitte Celerier)

Extrait du cut-off collectif « Dixit » Paumé » (pillage en règle du site de Brigitte Celerier, mis en recueil)

(Chaque morceau du patchwork renvoi à un article du site 

projet cut off Brigitte Celerier

Ciel,
avec la surprise de ses pinceaux de lumière surgissant depuis le toit du monde réel et de la mémoire (des passants renouvelés ou rafraîchis) , ciel qui hésitait à se vider , ciel qui était d’un bleu pur et dense au-dessus de ma cour ou ciel bleu avec nuages lumineux selon les heures, tous me donnent le même petit bonheur, un bonheur calme, un bonheur ou un chagrin en léger différé parfois.

J’en oublie mon dîner  à les contempler, à écouter avec un sourire extatique leur jeu silencieux qui ne s’éteint jamais.

Mes yeux se sont enfoncés si souvent dans un nuage, perdus dans les replis d’un ciel doucement translucide qu’ils y ont vus  des secrets jusque là ignorés, que je ne saurais décrypter de ma raison, mais devant lesquels je me sens Une.

projet cut off Brigitte Celerier-couleursles ciels, comme ils se sont reflétés
dans les yeux de  B.C.


j-en-oublie-mon-diner-letex

Le prix de l’horizon

en-ville-certains-acceptent-let*

*

[Il est des lieux où
tout ce qui est gratuit
se paye très cher]

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en-ville-certains-acceptent-letex

(emprunt partiel  à  xMEGALOPOLISx de  « Paris La Defense« )


En ville certains acceptent et payent cher de vivre en prison une partie du jour c’est le prix à payer pour voir l’horizon.