La poésie se dépose parfois
se repose souvent
– en attendant que des lèvres lui prêtent souffle
à nouveau –
entre les pages d’un recueil.
Ainsi est paru le livre d’où provient cet extrait

(ou à cliquer)

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE
de
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Parcours de lecture

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En clair

Le poème en son entier
Anna Jouy en ses mots sous l’aube
Je viens de décanter le vin et les sursis, calculs de distillerie, sur le châssis de l’ivresse. Pêle-mêle de gravière et des noues du ciel, je décompte mon pierrier et les tanins de langue. Il faudrait voir rouge et effondrer ces cuvées de rancunes, une perce vite fait au ventre du fiel. J’use encore des étamines et des douceurs, et par filets je passe encore des grumeaux de toi. Ce sont des crises décisives à foutre bas sa rivière et ses paquets d’ombres et de sanguines.
Mon vase penché et la main qui tremble, un peu millésime chargé de lies.