Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 29

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

29-Le mont analogue-D’ APPARENCE ÉVASIVE-IMA


Les membres de la belle équipe découvrent chacun de leur côté le petit monde de l’île.

Arthur Beaver, de son côté, avait étudié la flore et la faune de la région, et il revenait, rose vif, d’une longue marche dans la proche campagne. Le climat tempéré de Port-des-Singes favorise l’existence des végétaux et animaux de nos pays, mais on y rencontre aussi des espèces inconnues. Parmi celles-ci, les plus curieuses sont un liseron arborescent, dont la puissance de germination et de croissance est telle qu’on l’emploie – comme une dynamite lente – pour disloquer les rochers en vue de travaux de terrassement ; le lycoperdon incendiaire, grosse vesse-de-loup qui éclate en projetant au loin ses spores mûres et, quelques heures après, par l’effet d’une intense fermentation, prend feu subitement ; le buisson parlant, assez rare, sorte de sensitive dont les fruits forment des caisses de résonance de figures diverses, capables de produire tous les sons de la voix humaine sous le frottement des feuilles, et qui répètent comme des perroquets les mots qu’on prononce dans leur voisinage ; l’iule-cerceau, myriapode de près de deux mètres de long, qui, se courbant en cercle, se plaît à rouler à toute vitesse du haut en bas des pentes d’éboulis ; le lézard-cyclope, ressemblant à un caméléon, mais avec un œil frontal bien ouvert, tandis que les deux autres sont atrophiés, animal entouré d’un grand respect malgré son air de vieil héraldiste ; et citons enfin, parmi d’autres, la chenille aéronaute, sorte de ver à soie qui, par beau temps, gonfle en quelques heures, des gaz légers produits dans son intestin, une bulle volumineuse qui l’emporte dans les airs ; elle ne parvient jamais à l’état adulte, et se reproduit tout bêtement par parthénogenèse larvale.

Ces espèces étranges avaient-elles été importées en des temps très lointains par des colons venus de diverses parties de la planète, ou bien y avait-il des plantes et des animaux réellement indigènes sur le continent du Mont Analogue ? Beaver ne pouvait encore trancher la question. Un vieux Breton établi menuisier à Port-des-Singes lui avait raconté et chanté d’anciens mythes – mêlés, semblait-il, de légendes étrangères et d’enseignements venus des guides – qui touchaient au sujet.

Les guides que nous interrogeâmes par la suite sur la valeur de ces mythes
nous firent toujours des réponses
29-Le mont analogue-D’ APPARENCE ÉVASIVE-LET
; « un couteau, dit un autre, n’est ni vrai ni faux, mais celui qui l’empoigne par la lame est dans l’erreur ».


[Note] Ceux qui auraient lu « La grande beuverie » ne pourront s’étonner de cette assimilation de la science aux …


VÉRITÉ SCIENTIFIQUE = FÉÉRIE QUI VIT EN …. (à compléter)

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 28

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

27-Le mont analogue-DEVRONT DEVENUS-IMA

Ici, il sera question de coût, d’avance et de remboursement, ainsi que des divers supports et manière afférentes.

Ce troisième jour de notre arrivée, tandis que je rédigeais ces notes, que Judith Pancake faisait quelques esquisses sur le pas de la porte et que Sogol s’évertuait à résoudre de difficiles problèmes d’optique, les cinq autres étaient sortis de divers côtés. Ma femme était allée aux provisions, escortée de Hans et de Karl qui, chemin faisant, s’étaient livrés à un assaut dialectique très ardu à suivre, paraît-il, sur de cruelles questions métaphysiques et para-mathématiques ; il s’agissait surtout de la courbure du temps et de la courbure des nombres

– y aurait-il une
27-Le mont analogue-DEVRONT DEVENUS-LET
(disait Hans)
ou la totalité (disait Karl) ? –

, enfin ils étaient rentrés fort échauffés et sans s’être aperçus des kilos de victuailles qu’ils ramenaient sur leurs dos, légumes et fruits connus ou inconnus de nous, car les colons en avaient acclimaté de tous les continents, laitages, poisson, toutes sortes de nourritures fraîches bienvenues après un voyage en mer. Le sac de jetons était gros, on ne regardait pas trop à la dépense. Et puis, disait Lapse, il faut ce qu’il faut.


[Note] Passionnez-vous pour une question, même la plus futile, peu importe son contenu et son issue, et tout fardeau, y compris celui de l’existence elle-même, perd son poids : cette capacité à vous retenir davantage au sol, à ralentir votre pas, à vous empêcher de vous soustraire momentanément à l’obligation de toucher le sol.
Cette interrogation, ce creux que votre esprit à produit dans l’espace, a fait de vous …
un ange.


QUESTION = TONIQUES 

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 27

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

27-Le mont analogue-DEVRONT DEVENUS-IMA

Ici, il sera question de coût, d’avance et de remboursement, ainsi que des divers supports et manière afférentes.

Les deux premiers jours avaient été principalement occupés à transporter du yacht à notre maison notre cargaison de vivres et de matériel, à vérifier le bon état de toute chose et à commencer à préparer les charges que nous devions monter aux chalets de la Base, en deux étapes et en plusieurs voyages. A nous huit, avec l’aide du « capitaine » et des trois marins, tout cela se fit assez vite. Pour la première étape, qui demanderait une journée, il y avait un bon sentier et nous pourrions utiliser les grands ânes bruns et agiles du pays ; ensuite, tout devait être porté à dos d’hommes. Il avait donc fallu louer des ânes et engager des porteurs. Le problème de la monnaie, qui nous avait si fort préoccupés, avait été résolu, provisoirement du moins, dès notre arrivée. Le guide qui nous avait reçus nous avait remis, à titre d’avance, un sac des jetons métalliques qui servent ici aux échanges de biens et de services. Comme nous l’avions prévu, aucune de nos monnaies n’avait cours. Chaque nouvel arrivant, ou groupe d’arrivants, reçoit ainsi une certaine avance qui lui permet de couvrir ses premiers frais, et qu’il s’engage à rembourser pendant son séjour au continent du Mont Analogue. Mais comment rembourser ? Il y a plusieurs manières de rembourser, et comme cette question de la monnaie est à la base de toute l’existence humaine et de toute la vie sociale dans les colonies du littoral, je dois donner quelques détails à ce sujet.

On trouve ici, très rarement en basse montagne, plus fréquemment à mesure que l’on monte, une pierre limpide et d’une extrême dureté, sphérique et de grosseur variable, – un véritable cristal, mais, cas extraordinaire et inconnu sur le reste de la planète, un cristal courbe ! On l’appelle, dans le français de Port-des-Singes, péradam. Ivan Lapse reste perplexe sur la formation et le sens primitif de ce mot. Il peut signifier, selon lui, « plus dur que le diamant », et il l’est ; ou bien « père du diamant », et l’on dit que le diamant est en effet le produit de la dégénérescence du péradam par une sorte de quadrature du cercle ou plus exactement de cubature de la sphère ; ou encore le mot signifie-t-il « la pierre d’Adam », ayant quelque secrète et profonde connivence avec la nature originelle de l’homme. La limpidité de cette pierre est si grande, et son indice de réfraction si proche de celui de l’air malgré la grande densité du cristal, que l’œil non prévenu la perçoit à peine ; mais à qui la cherche avec un désir sincère et un grand besoin, elle se révèle par l’éclat de ses feux semblables à ceux des gouttes de rosée. Le péradam est la seule substance, le seul corps matériel auquel les guides du Mont Analogue reconnaissent une valeur. Aussi est-il le gage de toute monnaie, comme l’or chez nous.

En vérité, le seul mode loyal et parfait de payer sa dette, c’est de la rembourser en péradams. Mais le péradam est rare, et difficiles, voire dangereux, sa quête et son ramassage, car souvent il faut aller l’extraire d’une fissure dans la paroi d’un précipice, ou le prendre au bord d’une crevasse sur une pente de glace vive où il est venu s’encastrer. Aussi, après des efforts qui parfois durent des années, bien des gens se découragent et redescendent sur la côte où ils cherchent des moyens plus faciles de payer leur dette ; celle-ci, en effet, peut être simplement remboursée en jetons, et ces jetons peuvent se gagner par tous les moyens ordinaires : les uns se font cultivateurs, d’autres artisans, d’autres débardeurs, et nous ne médirons pas d’eux, car c’est grâce à eux qu’il est possible d’acheter sur place des vivres, de louer des ânes et d’engager des porteurs.

– Et si l’on n’arrive pas à payer sa dette ? avait demandé Arthur Beaver.

– Quand vous élevez des poussins, lui fut-il répondu
vous leur avancez du grain qu’ils
27-Le mont analogue-DEVRONT DEVENUS-LET
Et chacun de nous avait silencieusement avalé sa salive.


[Note] Sur l’île du Mont Analogue, les monnaies des différents pays n’ont plus cours. Il s’agit ici pour l’auteur de nous faire comprendre à quel point il se trouve dans un autre monde.
Dans le monde des sentiments (vrais) par exemple, les rétributions ne se font pas en €uros ou en $ollards, encore moins en or (lequel n’y est présent qu’en substitut d’un manque, ou pour son nombre atomique (sourire)² c’est à dire son essence)


MONNAIE D’ÉCHANGE = HAINE MENACE GOND

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 26

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

26-Le mont analogue-DÉSAGRÉGATION ET-IMA

Loins d’être seuls donc, nos aventuriers découvrent d’autres navires que les leurs, bien différents parfois.

Derrière la maison, un pic neigeux nous regardait par-dessus son épaule boisée. Devant s’ouvrait le port où se reposait notre bateau, dernier venu de la plus étrange marine qu’on pût voir. Dans les baies du rivage, des navires de tous temps et de tous pays s’alignaient en files serrées, les plus vieux encroûtés de sel, d’algues et de coquillages à ne plus être reconnaissables. Il y avait là des barques phéniciennes, des trirèmes, des galères, des caravelles, des goélettes ; deux bateaux à roues aussi, et même un vieil aviso mixte du siècle dernier, mais ces navires des époques récentes étaient très peu nombreux. Sur les plus anciens, nous pouvions rarement mettre des noms de type ou de pays.

Et tous ces bâtiments abandonnés attendaient tranquillement
la pétrification ou la digestion par la flore et la faune marine, la
26-Le mont analogue-DÉSAGRÉGATION ET-LET
aux plus grands desseins.


[Note] Il semblerait, d’après le narrateur, qu’à l’époque moderne (la sienne, c’est-à-dire les années 40) les arrivées sur l’île se soient fait plus rares. Sur la base de l’évolution de nos civilisation et de ses priorités, on peut se demander si depuis, d’autres navires ont touché ces côtes.


AVENTURIER = ENVIERA RUT

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 25

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

25-Le mont analogue-RESSURGIR EN MOI-IMA

Les découvreurs du Mont Analogue, ne sont pas seuls. Une ville les attendaient, a autorisé et facilité leur passage. Son nom donne à réfléchir.

L’homme qui nous accueillait était bien un guide. Toute autorité est en ce pays exercée par les guides de montagne, qui forment une classe distincte, et, en dehors de leur métier propre de guides, assument à tour de rôle les fonctions administratives indispensables dans les villages de la côte et de la basse montagne. Celui-ci nous donna les indications nécessaires sur le pays et sur ce que nous devions faire. Nous avions abordé dans une petite ville du littoral peuplée d’Européens, Français pour la plupart. Il n’y a pas ici d’indigènes. Tous les habitants sont venus d’ailleurs, des quatre coins du monde, comme nous, et chaque nation a sur la côte sa petite colonie. Comment se faisait-il que nous fussions tombés précisément sur cette ville, appelée Port-des-Singes, peuplée d’Européens occidentaux comme nous ? Nous devions comprendre plus tard que ce n’était pas par hasard, et que le vent qui nous avait aspirés et conduits là n’était pas un vent naturel et fortuit, mais qu’il avait soufflé selon une volonté. Et pourquoi ce nom de Port-des-Singes, alors qu’il n’y avait pas un seul quadrumane dans la région ?

Je ne sais pas trop, mais cette appellation faisait
25-Le mont analogue-RESSURGIR EN MOI-LET
Notre port d’arrivée ne pouvait être que Port-des-Singes.

Nous devrions, de là, gagner par nos propres moyens les chalets de la Base, à deux jours de marche dans les hauts pâturages, où nous rencontrerions le guide qui pourrait nous conduire plus haut. Il nous fallait donc rester quelques jours à Port-des-Singes pour préparer nos bagages et réunir une caravane de porteurs, car nous devions emporter à la Base assez de provisions pour un très long séjour. Nous fûmes conduits à une petite maison très propre et très sommairement aménagée, où chacun de nous avait une sorte de cellule qu’il arrangea à son gré, et pourvue d’une salle commune, avec un âtre, où nous nous réunissions pour les repas et le soir pour tenir conseil.


[Note] Les réflexions de René Daumal concernant notre nation sont-elles encore d’actualité ? (sourire)²


LE PORT DES SINGES = PLONGE TES DÉSIR

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 24

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

24-Le mont analogue-MOTS QUE NOUS-IMA

Retour à nos aventuriers … Réflexion de l’auteur à propos de leur découverte, après un certain temps d’attente infructueuse, du passage vers l’objet de leur quête.

Il y a donc trois jours de cela, comme le soleil allait encore une fois disparaître à l’horizon et que nous lui tournions le dos, tendus à l’avant du bateau, un vent sans préliminaires se leva, ou plutôt une puissante aspiration soudain nous tira en avant, l’espace se creusa devant nous, un vide sans fond, un gouffre horizontal d’air et d’eau impossiblement enlacés en cercles ; le bateau craquait dans ses membrures et filait lancé infailliblement le long d’une pente ascendante jusqu’au centre de l’abîme et tout à coup il se trouva, doucement balancé, dans une vaste et calme baie, devant la terre ! Le rivage était assez près pour que nous puissions distinguer les arbres et les maisons ; au-dessus, des cultures, des forêts, des prairies, des rochers, et au-dessus encore des plans et des arrière-plans indéfinis de hauts pics et de glaciers flambant rouges dans le crépuscule. Une flottille de barques à dix rameurs – des Européens, certainement, le torse nu et bronzé – vint nous haler jusqu’à notre mouillage. Il semblait bien que nous étions attendus. Cela ressemblait fort à quelque village de pêcheurs méditerranéen. Nous n’étions pas dépaysés. Le chef de la flottille nous conduisit en silence à une maison blanche, dans une pièce nue, carrelée de rouge, où un homme en tenue montagnarde nous reçut sur un tapis. Il parlait français parfaitement, mais avec parfois le sourire intérieur de quelqu’un qui trouve fort étranges les expressions qu’il doit employer pour se faire entendre. Il traduisait certainement, – sans hésitation et sans incorrection, mais il traduisait visiblement. Il nous interrogea l’un après l’autre. Chacune de ses questions, – pourtant toutes simples : qui étions-nous ? pourquoi venions-nous ? – nous prenait au dépourvu, nous perçait jusqu’aux entrailles. Qui êtes-vous ? Qui suis-je ? Nous ne pouvions pas lui répondre comme à un agent consulaire ou à un employé des douanes. Dire son nom, sa profession ? – qu’est-ce que cela signifie ?

Mais qui es-tu ? Et qu’est-ce que tu es ?
24-Le mont analogue-MOTS QUE NOUS-LET
répugnants ou ridicules comme des cadavres.

Nous savions que désormais, devant les guides du Mont Analogue, nous ne pourrions plus nous payer de mots. Sogol, courageusement, prit sur lui de raconter brièvement notre voyage.


[Note] Ne surtout pas se souvenir de ces paroles.
Comment continuer ensuite à converser avec les mots sans saveur et sans odeurs, si ce n’est répugnantes, dont nous usons constamment, feignant d’être conscient que « emmerder » signifie recouvrir d’excréments … dont la provenance ne peut-être que … nous-même.


MANDRAGORE  CULTIVÉ = VULGARITÉ DE ……

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 23

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

23-Le mont analogue-JE N’ ARRIVE PAS-IMA

Retour à nos aventuriers … Réflexion de l’auteur à propos de leur découverte, après un certain temps d’attente infructueuse, du passage vers l’objet de leur quête.

Nous voici installés depuis trois jours seulement dans notre petite maison provisoire de Port-des-Singes, sur les rives du Mont Analogue, et tout nous est déjà familier. De ma fenêtre, je vois l’Impossible au mouillage dans une crique, et baie qui s’ouvre sur un horizon pareil à tous les horizons marins, sauf qu’avec le cours du soleil il s’élève sensiblement du matin à midi puis s’abaisse de midi jusqu’au soir, par un phénomène d’optique que Sogol, dans la chambre voisine, se casse la tête à étudier.

Comme j’ai été chargé de tenir le journal de l’expédition,
j’essaie depuis l’aube de raconter sur le papier notre arrivée sur le Continent.
23-Le mont analogue-JE N’ ARRIVE PAS-LET
cette vitesse ahurissante de déjà-vu…

J’ai essayé d’utiliser les notes personnelles de mes compagnons, et elles m’aideront certainement. Je comptais aussi un peu sur les photographies et les films que Hans et Karl s’étaient proposé de prendre ; mais au développement, aucune image n’apparaissait sur la couche sensible ; il était impossible, avec le matériel ordinaire, de rien photographier ici : autre problème d’optique pour casser la tête de Sogol.


[Note] Cet « extraordinaire » « évident », René Daumal l’a développé, dans « l’Evidence Absurde » Il y évoque les premiers instants où ce sentiment l’a traversé et les conséquences qu’il a eu sur son évolution personnelle et celle de ceux qui l’ont partagé avec lui … les autres simplistes.


L’ÉVIDENCE ABSURDE = RU ! DEVIENS DÉBACLE !

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 22

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

22-Le mont analogue-UNE LONGUE ATTENTE-IMA

Retour à nos aventuriers … Réflexion de l’auteur à propos de leur découverte, après un certain temps d’attente infructueuse, du passage vers l’objet de leur quête.

22-Le mont analogue-UNE LONGUE ATTENTE-LET


[Note] C’est aussi un aphorisme valable pour les visiteurs de ce lieu …
(
un voyage, associant douleur et amitié, m’éloigne pour quelques jours)


ATTENTE HABITUDE = DÉBUT ETAIT HANTÉ

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 21

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

21-Le mont analogue-ATTEINDRE LA ROSE-IMA

Suite du conte …

Histoire des hommes-creux

et de la Rose-amère
(Seconde partie )

Dans la glace bleue du Glacier limpide, Ho regarde de tous ses yeux. Est-ce la lumière qui joue, ou bien ses yeux qui se troublent, ou voit-il bien ce qu’il voit ? Il voit des formes argentées, comme des plongeurs huilés dans l’eau, avec des jambes et des bras. Et voici son frère Mo, sa forme creuse qui s’enfuit, et mille hommes-creux le poursuivent, mais ils ont peur de la lumière. La forme de Mo fuit vers la lumière, elle monte dans un grand sérac bleu, et tourne sur elle-même comme pour chercher une porte.

Ho s’élance malgré son sang qui se caille et malgré son cœur qui se fend, – il dit à son sang, il dit à son cœur : « n’aie pas peur de tuer un mort », – il frappe à la tête en crevant la glace. La forme de Mo devient immobile, Ho fend la glace du sérac, et entre dans la forme de son frère, comme une épée dans son fourreau, comme un pied dans son empreinte. Il joue des coudes et se secoue, et tire ses jambes du moule de glace. Et il s’entend dire des paroles dans une langue qu’il n’a jamais parlée. Il sent qu’il est Ho, et qu’il est Mo en même temps. Tous les souvenirs de Mo sont entrés dans sa mémoire : avec le chemin du pic Troue-les-nues, et la demeure de la Rose-amère.

Avec au cou le cercle et la croix, il vient près de Hulé-hulé : « Mère, tu n’auras plus de peine à nous reconnaître, Mo et Ho sont dans le même corps, je suis ton seul fils Moho. »

Le vieux Kissé pleura deux larmes, son visage se déplia. Mais un doute encore il voulait trancher. Il dit à Moho : « Tu es mon seul fils, Ho et Mo n’ont plus à se distinguer. »

Mais Moho lui dit avec certitude :
21-Le mont analogue-ATTEINDRE LA ROSE-LET
Il cueillit la fleur, il eut le savoir, et le vieux Kissé put quitter ce monde.

Ce soir-là encore, le soleil se coucha sans nous ouvrir la porte d’un autre monde.


[Note]  La réponse à la question posée précédemment
« Qui sont ces hommes creux ? HO et MO ne font-ils qu’un ? »
est ici, pour qui sait la cueillir sans crainte (sourire)²

La dernière phrase du vieux Kissé … conflit intérieur … notre unité d’Homo.


L’HOMME EST IL DOUBLE = BODHI, MUSE … MOLLET

Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 20

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

20-Le mont analogue-D’ UN HOMME UN TORSE-IMA

Les huit explorateurs (chercheurs de vérités aurait dit GIG jeune) sont à l’affut de l’endroit où l’on peut pénétrer dans cet espace invisible qu’occupe le Mont Analogue. SOGOL les a prévenus que cela peut leur prendre plus d’un mois.
Ils passent alors le temps en longues discussions scientifiques … . L’une d’elle conduit Beaver à partager un conte (il entend montrer qu’il existe aussi des légendes des montagnes) :

Histoire des hommes-creux

et de la Rose-amère
(Première partie )

Les hommes-creux habitent dans là pierre, ils y circulent comme des cavernes voyageuses. Dans la glace ils se promènent comme des bulles en forme d’hommes. Mais dans l’air ils ne s’aventurent, car le vent les emporterait.

Ils ont des maisons dans la pierre, dont les murs sont faits de trous, et des tentes dans la glace, dont la toile est faite de bulles. Le jour ils restent dans la pierre, et la nuit errent dans la glace, où ils dansent à la pleine lune. Mais ne voient jamais le soleil, autrement ils éclateraient.

Ils ne mangent que du vide, ils mangent la forme des cadavres, ils s’enivrent de mots vides, de toutes les paroles vides que nous autres nous prononçons.

Certaines gens disent qu’ils furent toujours et seront toujours. D’autres disent qu’ils sont des morts. Et d’autres disent que chaque homme vivant a dans la montagne son homme-creux, comme l’épée a son fourreau, comme le pied a son empreinte, et qu’à la mort ils se rejoignent.

Au village des Cent-maisons vivait le vieux prêtre-magicien Kissé et sa femme Hulé-hulé. Ils avaient deux fils, deux jumeaux que rien ne distinguait, qui s’appelaient Mo et Ho. La mère elle-même les confondait. Pour les reconnaître, au jour de l’imposition des noms, on avait mis à Mo un collier portant une petite croix, à Ho un collier portant un petit anneau.

Le vieux Kissé avait un grand souci silencieux. Selon la coutume, son fils aîné devait lui succéder. Mais qui était son fils aîné ? Avait-il même un fils aîné ?

A l’âge d’adolescence, Mo et Ho étaient de finis montagnards. On les appelait les deux Passe-partout. Un jour leur père leur dit : « Celui de vous deux qui me rapportera la Rose-amère, à celui-là je transmettrai le grand savoir. »

La Rose-amère se tient au sommet des plus hauts pics. Celui qui en a mangé, dès qu’il s’apprête à dire un mensonge, tout haut ou tout bas, la langue lui brûle. Il peut encore dire des mensonges, mais alors il est prévenu. Quelques personnes ont aperçu la Rose-amère : cela ressemble, à ce qu’elles racontent, à une sorte de gros lichen multicolore, ou à un essaim de papillons. Mais personne ne l’a pu prendre, car le moindre frémissement de peur auprès d’elle l’effarouche, et elle rentre dans le rocher. Or, si même on la désire, on a toujours un peu peur de la posséder, et aussitôt elle disparaît.

Pour parler d’une action impossible, ou d’une entreprise absurde, on dit : « c’est chercher à voir la nuit en plein jour », ou : « c’est vouloir éclairer le soleil pour mieux le voir », ou encore : « c’est essayer d’attraper la Rose-amère ».

Mo a pris ses cordes et son marteau et sa hache et des crochets de fer. Le soleil l’a surpris aux flancs du pic Troue-les-nues. Comme un lézard parfois, et parfois comme une araignée, il s’élève le long de hautes parois rouges, entre le blanc des neiges et le bleu-noir du ciel. Les petits nuages rapides de temps en temps l’enveloppent, puis le rendent soudain à la lumière. Et voici qu’un peu au-dessus de lui il voit la Rose-amère, brillante de couleurs qui ne sont pas des sept couleurs. Il se répète sans arrêt le charme que son père lui a enseigné, et qui protège de la peur.

Il faudrait un piton ici, avec un étrier de corde, pour enfourcher ce cheval de pierre cabré. Il frappe du marteau, et sa main s’enfonce dans un trou. Il y a un creux sous la pierre.

Il brise la croûte de rocher,
et voit que ce creux a la forme
20-Le mont analogue-D’ UN HOMME UN TORSE-LET
a crevée d’un coup de marteau.

Un vent glacé passe sur la pierre. Mo a tué un homme-creux. Il a frémi, et la Rose-amère est rentrée dans le rocher.

Mo redescend au village, et il va dire à son père : « J’ai tué un homme-creux. Mais j’ai vu la Rose-amère, et demain j’irai la chercher. »

Le vieux Kissé devenait sombre. Il voyait au loin les malheurs s’avancer en procession. Il dit : « Prends garde aux hommes-creux. Ils voudront venger leur mort. Dans notre monde ils ne peuvent entrer. Mais jusqu’à la surface des choses ils peuvent venir. Méfie-toi de la surface des choses. »

A l’aube du lendemain, Hulé-hulé la mère poussa un grand cri et se leva et courut vers la montagne. Au pied de la grande muraille rouge, les vêtements de Mo reposaient, et ses cordes et son marteau, et sa médaille avec la croix. Et son corps n’était plus là.

« Ho, mon fils ! » vint-elle crier, « mon fils, ils ont tué ton frère ! »

Ho se dresse, les dents serrées, la peau de son crâne se rétrécissait. Il prend sa hache et veut partir. Le père lui dit : « Ecoute d’abord. Voici ce qu’il faut faire. Les hommes-creux ont pris ton frère. Ils l’ont changé en homme-creux. Il voudra leur échapper. Aux séracs du Glacier limpide il ira chercher la lumière. Mets à ton cou sa médaille avec la tienne. Va vers lui et frappe à la tête. Entre dans la forme de son corps. Et Mo revivra parmi nous. N’aie pas peur de tuer un mort. »


[Note]  Qui sont ces hommes creux ? HO et MO ne font-ils qu’un ? 


CHERCHEUR DE VÉRITÉ = REVE CRI HEURT … DÈCHE